SCÈNE III
DIDIER, SAVERNY
Saverny, vêtu à la dernière mode, entre avec pétulance et gaîté; Didier, tout en noir, pâle, à pas lents. Un geôlier accompagné de deux hallebardiers les conduit. Le geôlier place les deux hallebardiers en sentinelle près du rideau noir. — Didier va s’asseoir en silence sur le banc de pierre.
SAVERNY, au geôlier qui vient de lui ouvrir la porte.
Le bon air!
Merci !
LE GEOLIER, le tirant à l’écart, bas.
Monseigneur, à vous deux mots, de grâce.
Quatre !
SAVERNY
LE GEOLIER, baissant de plus en plus la voix.
Voulez-vous fuir?
SAVERNY’, vivement.
Par où faut-il qu’on passe ?
LE GEÔLIER
C’est mon affaire.
SAVERNY
Vrai ?
Le geôlier fait un signe de tête.
Monsieur le cardinal,
Vous vouliez m’empêcher de retourner au bal ! Pardieu! nous danserons encor! La bonne chose Que de vivre !
Au geôlier.
Ah çà, quand?