SCENE IV
HERNANI, seul.
Oui, de ta suite, ô roi ! de ta suite! — J?en suis.. Nuit et jour, en effet, pas à pas, je te suis. Un poignard à la main, l'œil fixé sur ta trace, Je vais. Ma race en moi poursuit en toi ta race, Et puis, te voilà donc mon rival ! Un instant, Entre aimer et haïr je suis resté flottant, Mon cœur pour elle et toi n'était point assez large4 J'oubliais en l'aimant ta haine qui me charge ; Mais puisque tu le veux, puisque c'est toi qui viens Me faire souvenir, c'est bon, je me souviens ! Mon amour fait pencher la balance incertaine