‹ Marion de LormeChapitre 150 sur 209 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

La flamme de tes yeux dont l'éclair est ma joie?

Oh ! mes amis sont morts ! Oh ! je suis insensé!

Pardonne. Je voudrais aimer, je ne le sai.

Hélas ! j'aime pourtant d'une amour bien profonde ! —

Ne pleure pas, mourons plutôt! — Que n'ai-je un monde?

Je te le donnerais! Je suis bien malheureux!

DON A SOL , se jetante son cou.

Vous êtes mon lion superbe et généreux ! Je vous aime.

HERNANI

Ah! l'amour serait un bien suprême, Si l'on pouvait mourir de trop aimer!

DONA SOL

Je t'aime!

Mon seigneur! je vous aime et je suis toute à vouSj

HERNANI, laissant tomber sa tête sur son épaule.

Oh! qu'un coup de poignard de toi me serait doux!

DON A SOL, suppliante.

Ah ! ne craignez-vous pas que Dieu ne vous punisse De parler de la sorte?

HERNANI, toujours appuyé sur son sein.

Eli bien, qu'il nous unisse!

Tu le veux. Qu'il en soit ainsi ! — J'ai résisté.

Tous deux, dans les bras l'un de l'autre, se ipgardent avec extase, sans voir, sans entendre, et comme absorbés dans leur regard. — Entre don Ruy Gomez par la porte du fond. Il regarde, et s'arrête comme pétrifié sur le seuil

HERNANL

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