‹ Marion de LormeChapitre 49 sur 209 · DIDIER, SAVERNY · texte numérisé non relu

DIDIER, SAVERNY

SAVERNY, se tournant vers Didier.

C'est monsieur? Dites-moi. . .—Mais c'est singulier comme Il me regarde...— Allons, mais c'est lui, c'est mon homme.

Haut à Didier.

S'il n'était en prison, vous ressemblez, mon cher...

Et vous, s'il n'était mort, vous avez un faux air

D'un homme... — Que son sang sur sa tête retombe: A qui j'ai dit deux mots qui l'ont mis dans la tombe.

SAVERNY

Chut!... — Vous êtes Didier!

DIDIER

Vous, le marquis Gaspard I

SAVERNY

C'est vous qui vous trouviez certain soir quelque part. Donc, je vous dois la vie...

11 s'approche les bras ouverts. — Didier recule. DIDIER.

Excusez ma surprise, v Marquis, mais je croyais vous l'avoir bien reprise.

SAVERNY

Point. Vous m'avez sauvé, non tué. Maintenant, Vous faut-il un second, un frère, un lieutenant? Que voulez-vous de moi? mon bien, mon sang, mon âme?

DIDIER

Non, rien de tout cela! mais ce portrait de femme.

Saverny lui donne le portrait. Amèrement en regardant le portrait.

Oui, voilà son beau front, son œil noir, son cou blanc, Surtout son air candide. — Il est bien ressemblant.

SAVERNY

Vous trouvez ?

DIDIER

C'est pour vous, dites, qu'elle fit faire Ce portrait?

SAVERNY, avec un signe affirmatif, saluant Didier.

A présent c'est vous qu'elle préfère,

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