ACTE TROISIÈME
LE GRACIEUX, mettant la bourse dans sa poche.
J'empocherais la somme, Et je dirais :
Avec une profonde révérence.
Merci, vous êtes un bon homme !
LAFFEMAS, à part, furieux.
Peste du jeune singe !
LE GRACIEUX, à part, riant.
Au diable le vieux chat !
LAFFEMAS, à part.
Ils se sont entendus au cas qu'on le cherchât. C'est un complot tramé. Tous se tairont de même. Oh ! les maudits satans d'Egypte et de Bohême l
Au Gracieux, qui s'en va.
Çà, rends la bourse au moins!
LE GRACIEUX, se retournant, d'un ton tragique.
Pour qui me prenez-vous, Seigneur? et l'univers, que dirait-il de nous? Vous, proposer, et moi, faire la chose infâme De vous vendre à prix d'or une tête et mon âme.
Il veut sortir; LAFFEMAS, le retenant.
Fort bien! mais rends l'argent.
LE GRACIEUX, toujours sur le même ton.
Je garde mon honneur Et je n'ai pas de compte à vous rendre, seigneur!
Il salue et rentre dans la grange^