‹ Mariquita Louis JoubertChapitre 21 sur 25 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

» jour à venir et à me faire connaître enfin mon fil- » leul, ainsi que son frère et sa sœur? Je serais si » heureux de les embrasser ! Je les aimerai tous, je les » aime déjà de tout mon cœur; mais je crois pourtant » que j’aurai surtout un faible pour la petite Mari- » quita, qui promet d’être charmante, m’ont dit des » gens qui vous ont vus à Santiago. Je le crois sans » peine puisqu’on assure qu’elle ressemble à sa mère.

* Si vous tenez, ainsi que je l’espère, à me revoir, il » ne faut pas trop tarder. J’ai encore, comme on dit, » bon pied bon œil ; je lis mon journal sans lunettes, » je cultive seul mon jardin. Mais enfin à mon âge on » n’est jamais sûr du lendemain. Songez donc qu’à la » Saint-Martin prochaine j’aurai mes soixante-seize » ans bien sonnés, et cela compte.

» Prosper est toujours le notaire le plus occupé du » canton , et ma belle-fille une excellente personne. » Nous n’avons pas trouvé tout à fait, j’en conviens, * une Mariquita ( il n’y a que les mauvais sujets pour » avoir de ces chances exceptionnelles), mais enfin » mon fils est encore un des mieux partagés que je » connaisse. Ils sont heureux ; on s’entend parfaile- » ment dans le ménage. Mes petits-enfants se portent » à merveille : ils sont fort lutins, mais cela m’amuse. » Quand il leur arrive de mettre au pillage mes fleurs

Page 1