ÉPILOGUE
» ou de saccager mes arbustes , je fais la grosse voix ; » mais, Dieu me pardonne! ils n’ont pas peur de moi. » Us sautent alors sur mes genoux. Grand-père, viens » jouer à cache-cache ; grand-père , viens l’amuser » avec nous au cheval-fondu. Et je me laisse faire ; j’ai » toujours été trop bon. Pas plus tard qu’avant-hier » un de mes anciens clients m’a trouvé ayant sur le » dos deux de ces petits drôles qui me donnaient de » leurs talons en guise d’éperons. Je me suis heureu- » sement rappelé qu’Henri IV avait été surpris en » semblable posture, par l’ambassadeur d’Espagne, je » crois. Je ne suis pas de meilleure maison qu’Henri IV; » et, ma foi, j’ai fait comme lui, j’ai continué.
» La tante Aurore vieillit beaucoup. Nous nous » voyons de loin en loin : visites de politesse. Elle a » prétendu dans le temps que je l’avais indignement » trahie. Je crois pourtant qu’aujourd’hui elle ne » demanderait pas mieux que de se rapatrier avec » vous. Elle dit à qui veut l’entendre qu’elle n’a jamais » été absolument opposée à votre mariage; que si elle » a paru vouloir l’empécher, c’est que, se défiant de la » légèreté de son neveu, elle n’était pas fâchée, en » femme prudente et sensée, de l’éprouver. Elle va » tous les jours à la messe, affiche la plus haute piété ; » mais elle a maintenant la manie de se mêler, plus