ÉPILOGUE
» commerce. Nous avons vidé, tout en parlant de vous,
» une vieille bouteille de Saint-Eslèphe.
» Mais j’allais oublier la nouvelle, la grande nou- » velie. M. Lasserre est ruiné, mais là, ce qui s’ap- » pelle complètement ruiné. Il avait monté, avec son » neveu, une maison de banque ; ils ont fait je ne sais » quelles spéculations qui n’ont pas réussi. La justice » a eu à se mêler de leurs affaires ; le neveu s’est » sauvé, laissant l’oncle se tirer d’embarras comme il » pourrait. M. Lasserre est en prison, et il va passer en » cour d’assises, accusé de banqueroute frauduleuse. » Et que l’on dise après cela qu’il n’y a pas de Dieu.
» Je sens que ma main commence à se fatiguer. Je » vous quitte donc; mais je vous somme encore une » fois, entendez-vous? de tenir vos promesses. Allons, » arrivez-nous au printemps prochain, avec les nou- » velles feuilles. Ce serait conscience de faire languir » davantage un pauvre vieux comme moi : je n’ai plus » le temps d’attendre, songez-y bien. Si vous ne vous » engagez à venir, je ne vous connais plus, et je vous » déclare les gens les plus durs et les plus ingrats » qu’on ait jamais vus dans le monde. Voyons, aurcz- » vous le cœur de rompre avec votre vieil ami ? »
M. Gérard doit être content, car Mariquita et René