‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'apres de nouveaux documents (volume 2)Chapitre 313 sur 345 · LE PROGRÈS · texte numérisé non relu

LE PROGRÈS

radicalement fausse appliquée aux lettres '. Dans les sciences, jointe à la méthode expérimentale, elle est encore la règle même du progrès; dans les lettres, elle n'a servi qu'à provoquer une dispute stérile. En y apportant la restriction qui termine le Miroir, en reconnaissant l'influence toute-puissante du goût, Marivaux corrigeait la théorie de son ami. S'il eût poussé un peu plus loin le développement de sa pensée et marqué sa conclusion avec plus de relief et de vigueur, il aurait eu le mérite de juger en dernier ressort la querelle des Anciens et des Modernes 2.

1. Voir Nisard, Histoire de la Littérature française, t. IV, p. 9 à 11.

2. Doudan a rajeuni et élargi, dans un morceau longuement travaillé, des Révolutions dit f/oùt. non pas la vieille querelle des Anciens et des Modernes, mais la question du progrès littéraire. On retrouve dans ce morceau plusieurs des idées de Marivaux parées d'images souvent admirables par une imagination gracieuse et forte. Voir notamment la conclusion. XIV. dans les Pensées et Fragments, p. 312 et suiv.

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