Voir ci-après, p. 85, comment il les traitait
Voltaire était à Paris le 8 juin 1732, le jour de la première représentation des Serments indiscrets, particulièrement difficile, comme on l'a vu, et, dès le 29 avril, il avait écrit à M. de Fourmont : « Nous allons avoir cet été une comédie en prose du sieur Marivaux, sous le titre les Serments indiscrets. Vous croyez bien qu'il y aura beaucoup de métaphysique et peu de naturel, et que les cafés applaudiront, pendant que les honnêtes gens n'entendront rien. » Les cafés ne devaient pas applaudir; ce n'était guère leur habitude pour Marivaux, et Voltaire le savait bien; quant aux « honnêtes gens », ce n'était souvent, alors comme aujourd'hui, qu'un mot commode pour désigner ceux qui pensent comme nous.