CHAPITRE I
JOURNAUX DE THÉORIE ET D'OBSERVATION MORALE : « LE SPECTA- TEUR FRANÇAIS •, « L'INDIGENT PHILOSOPHE », « LE CABINET DU PHILOSOPHE ». — MARIVAUX ET SES DEVANCIERS : ADDISON, LA ROCHEFOUCAULD! LA BRUYÈRE. — MARIVAUX ET VAUVENAROUES.
Nous savons déjà quel grand souci de la morale Marivaux témoigne toujours dans ses duvrages. J'ai eu souvent, au cours des chapitres qui précèdent, à faire remarquer ce « goût de philosophie » qu'il avait, disait-il, « apporté en naissant ». Et, pour lui comme pour La Bruyère, la philosophie consistait « à observer les hommes, à en démêler les vices et les ridicules » ; comme lui il leur demandait « un plus grand et un plus rare succès que les louanges, qui était de les rendre meilleurs *. » Il ne se contentait pas de respecter la décence aune époque où, dans la littérature