Journal, t. II, p
3. M. Fr. Sarccy définit ainsi le genre d'action propre à Marivaux : ■< La dislance entre le point de départ et le point d'arrivée est très failde; mais Marivaux nous y jtousse par un progrés continu. Chaque scène est un j)as en avant. Mai-ivaux possède cette grande qualité sans la(iuolle il n'est point d'auteur dramatiiiue : il a le mouvement, non le mouvement endiablé d'un Beaumarchais, qui a toujours l'air de courir, même alors qu'il piétine sous lui, mais un mouvement doux et lent, presque insensible, comme celui d'un bateau sur une rivière