VIII AVERTISSEMENT DE LA NOUVELLE EDITION
l'on a pu faire de bon. C'est donc bien le même livre (juG je publie de nouveau, à dix ans de distance.
Depuis l'époque où j'écrivais, Marivaux a beaucoup gagné dans la faveur de la critique et du public. Au lecteur de décider si le présent travail est pour quelque chose dans ce résultat, mais il m'appartient de signaler les appréciations de trois écrivains qui me semblent, entre tous, avoir fait valoir les titres de Marivaux. Après une première étude sur Marivaux auteur dramatique, M. Ferdinand Brunetière a étudié Marivaux romancier avec son autorité et son originalité habituelles'; M. JulesLemaître a défini en termes d'une justesse charmante ce mélange unique de poésie et de réalisme qui distingue son théâtre-; récemment, M. Emile Faguet lui a donné place dans ses belles et courageuses études sur le dixhuitième siècle ".
La première édition de ce livre était dédiée à celui de mes maîtres qui avait été son premier juge et lui avait servi de garant devant la Faculté des Lettres de Paris. Je dois maintenant associer à ma reconnaissance envers lui deux de ses camarades de l'Ecole normale, qui, au sortir de la Sorbonne, m'ont rendu k^ même service devant le })ublic. Le regretté Can» lui lit riionneur de le
1. Nouvelles éludes eriUques sur ridsluire de lu l.illéfalure française, 18S2, et Éludes criliques, troisième série, 1S87. Marivaux a été aussi l'olijot d'une de ses conférences au théâtre de l'Odéon, publiées dans ses Epoques du Thcàlre-Vrançais, 18*J2.
•1. Impressions de Ihédlre, deuxième série, 1888.
;!. Di.r-haitième sii^cle, éludes lilléraires, IS'.tO.