Voir Ad. Jullien, Histoire du costume au théâtre, p
3. ■■ Celui-ci venait de composer une comédie métaphysique. » (Œuvres de Voltaire, édit. L. Moland, t. VIII, p. 563.) On va voir que Voltaire, craignant la rancune de Marivaux, et estimant, selon son habitude, que tout mauvais cas est niable, s'empresse de dire qu'il n'a pas voulu le désigner. Mais, selon d'Alembert (p. 619, n. 28), personne n'était dupe de cette dénégation.
vie à peser des œufs de mouche dans des balances de toile d'araignée ', » On a vu ^ comment, dans sa correspondance, il traitait les S(yrments indiscrets; il n'était pas plus indulgent pour les romans de notre auteur : « Pardon si je fais des pointes, écrivait-il à Mairan; je viens de lire deux pages de la Vie de Marianne ". »
Enfin, Marivaux ne pouvait ignorer que, dans un ouvrage encore manuscrit, mais déjà fameux, et dont les allusions malignes étaient sues par cœur et allaient sûrement à leur adresse. Voltaire faisait annoncer, par la plus irrévérencieuse des trompettes, « vers de Danchet, prose de Marivaux *. »
Marivaux, nous apprend d'Alembert, était très sensible à ces attaques^; il « s'en souvenait avec amertume et ne parlait jamais de sang-froid de son détracteur; il n'entendait même pas de sang-froid les éloges qu'on en faisait quelquefois en sa présence ^. »