‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'apres de nouveaux documents (volume 4)Chapitre 59 sur 346 · MARIVAUX ET BOLINGBROKE · texte numérisé non relu

MARIVAUX ET BOLINGBROKE

sur bien des points elle est plus crédule qu'eux ' ». A l'occasion, il relevait d'un mot les témérités de pensée commises devant lui. Un soir, chez Mme de Tencin, Bolingbroke, qui joignait, parait-il, à une incrédulité hardie l^eaucoup de menues superstitions, terminait, aux applaudissements de lassistance, une profession de doctrines, dont on devine la nature : « Si vous ne croyez pas, milord, observe Marivaux, du moins ce n"est pas faute de foi ^. » Il convient d'ajouter que Marivaux lui-même, s'il avait la foi, avait aussi quelque tendance à la superstition ; nous verrons plus loin la singulière histoire qu'il racontait sur l'annonce de sa mort que devait lui faire uu inconnu rencontré à Lyon au temps de sa jeunesse ^. Un autre jour en présence de Fontenelle, quelqu'un essayait de l'entraîner dans une discussion sur la nature de lame; Marivaux résistait et son interlocuteur en appelait à l'avis de Fontenelle : « Vous perdrez votre peine, lui dit Marivaux, M. de Fontenelle

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