‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'apres de nouveaux documents (volume 4)Chapitre 69 sur 346 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

MARIVAUX HOMME DU MONDrî ; MAR.MONTEL . — JIARIVALX HOMME PRIVÉ. — SES AMITIÉS : FONTENELLE, HELVÉTrUS, M™" DE TE.NCIN.

— SON INDÉPENDANCE DE CARACTÈRE; SA CHARITÉ. — RÉCEPTION A l'académie française. — DERNIÈRES ANNÉES. — GÈNE CROIS- SANTE; MARIVAUX ET M"""' DE POMPADOUR. — m"° DE SAINT-JEAN.

Le commerce de la société polie, des amitiés fidèles, la pratique de la bienfaisance et de toutes les vertus de l'honnête homme, une admission à l'Académie française qui fut « le seul événement de sa vie * », dédommagèrent Marivaux de sa ruine, de ses insuccès, des critiques méchantes ou injustes.

Il était l'hôte vivement goûté de plusieurs salons littéraires. Il y portait, en effet, des qualités assez rares de tout temps chez les gens de lettres, « une candeur aimable, une modestie sans fard, une affabilité pleine de sentiment -. » Au milieu des rivalités qui s'y exerçaient et faisaient souvent de cruelles blessures, il promenait cette ironie sans fiel qui distingue ses ouvrages. S'il avait lui-même beaucoup d'amour-propre, du moins le sien était» sociable ^ »,

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