Lesbros, p
2. kl., ibid. De même l'abbé de La Porte, l'Observateur littéraire, 1759, t. I, p. 73.
3. « Mon amour-propre a toujours été sociable. » {Le Paysan parvenu, quatrième partie.) — Voir la pénétrante analyse qu'il
et encore s'éludiait-il à le cacher de son mieux; car, disait-il, « il faut en avoir assez pour n'en point laisser paraître * ».
Cependant, quekjues-uns de ses contemporains lui reprochent cette espèce de sensibilité maladive que Sainte-Beuve a spirituellement appelée « le rhumatisme littéraire ^ ». Avec la sévérité que nous lui connaissons, Grimm a dit de lui : « Il entendait finesse à tout; les mots les plus innocents le blessaient, et il supposait volontiers qu'on cherchait à le mortifier, ce qui l'a rendu malheureux et son commerce épineux et insupportable. » Ceci est en contradiction avec l'accueil que Marivaux recevait dans le monde et les amitiés que lui valurent ses qualités aimables. Collé ajoute : « Il était rempli d'amour-propre; et je n'ai jamais vu de nos jours à cet égard personne d'aussi chatouilleux que lui. Il fallait le louer et le caresser continuellement comme une jolie femme. » L'appréciation est déjà moins sévère; ne l'est-elle pas encore trop? D'Alembert, qui n'est pas, il s'en faut, un panégyriste sans réserve de Marivaux, mais qui, du moins, fait de visibles efforts pour demcîurer impartial à son égard, semble plus près de la vérité lors({u'il le représente simplement comme « sensible et ombrageux dans la société »; et il ajoute; (|u"il était « aussi prompt à revenir qu'à s'olTenser •'' ». Le président Ilénault se contentait de le trouver « un peu |»oiniil]eux ])ar la délicatesse de son amourpropre '• ».
Il semble résulter, en somme, de ces divers lémoi-
f.iit (l(; ro sonlimiMit dans ses Icttros au Mercure, Iroisicine lettre, mars 1718.