D'Alembert, p
3. D'Alembert, p. 620, n. 29. Dans sa sévérité pour les parodistes, il leur appUquait une comparaison ingénieuse et plaisante qu'il tenait de La Motte : « IJn parodiste qui se donne fièrement pour l'inventeur de sa farce, ressemble à un fripon qui, ayant dérobé la robe d'un magistrat, croirait l'avoir bien acquise en y cousant quelques lambeaux de l'habit d'Arlequin, et qui appuierait son droit sur le rire qu*exciterait sa mascarade. » (Cité par d*A~ lembert, p. 598.)
core quand Marivaux le parodiait, et l'auteur du Télémaque travesti ne prévoyait pas alors que son travail resterait si longtemps ignoré.
Il ayait trop d'esprit naturel, il était à trop bonne école dans le milieu où il vivait, pour s'attarder à ces essais de jeunesse et se dépenser plus longtemps en des œuvres aussi médiocres. Il abandonna, pour n'y plus revenir, des genres misérables; le théâti^, le roman, — le vrai roman, celui d'observation, — la spéculation morale l'absorbèrent bientôt tout entier. Dès qu'il eut trouvé sa voie, il sut s'y tenir. On s'étonne seulement qu'il lait trouvée si tard : à l'âge où il débutait au théâtre, la plupart des écrivains de quelque valeur ont déjà donné une partie considérable de leurs œuvres, surtout le> auteurs dramatiques. On ne voit guère que Regnard dont la vocation ait été aussi lente à se décider ^
1. n débota à trente-trois ans, et au Théâtre-Italien, comme Marivaux, eelui-ci, on Ta le voir, était plus jeune d'un an lors de sa première pièce.