‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'après de nouveaux documents;Chapitre 334 sur 445 · MARIVAUX KT DUCLOS · texte numérisé non relu

MARIVAUX KT DUCLOS

Celle € gloriole, » mère des ridicules et des bassesses, Marivaux l'éludie en détail, à travers les diverses conditions sociales et les divers mondes, dans les quatre lettres sur le peuple, les bourgeois, les marchands, les hommes et les femmes de qualité, etc. , qu'à ses débuts il adressait au Mercure et que ses éditeurs ont réunies sous le titre commun de Pièces détachées *. Les observations qu'elles contiennent complètent la peinture des diverses classes représentées dans la Vie de Marianne et le Paysan parvenu. Très inférieurs aux Lrttres persanes, ces essais de jeunesse sont au moins égaux aux Considérations de Duclos. Celles-ci sont curieuses, mais moins pénétrantes, moins vives, moins gaies* que les articles de Marivaux. d*une observation moins philosophique et surtout moins générale que les autres œuvres morales de notre auteur. Elles sont enfin moins intéressantes, ternes d'ensemble, avec des allures de dissertation continue et monotone. Pour deux •excellents chapitres sur les Gens de fortune et les Gens de lettres ^, un trop grand nombre ne sont que de longues définitions à la Beauzée, des discussions de synonymie morale. Marivaux disserte d'un ton beaucoup moins dogmatique, et sa féconde imagination sauve toujours sa morale de la monotonie et du pédantisme.

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