A la comtesse de Verteillac
Je vous reconnais, Madame, a linterest que vous voulez bien prendre pour moy dans cette occurence cy^ et je me sens a mon tour pénétré d'une véritable reconnaissance ; il est bien doux et hie% œnsolant dé se voir en quelque chose V objet du ressouvenir dun amsy honueste et dun aussy bon cceurque le vostre, Madaime. Je nen connais point de plus estinuible, je lay toujours dit, je le éiray toujours, et en vérité il me tarde de vous le repeter a vous mesme. M^ de Tencin n'est plus*. La longue habitude de la voir qui mavoit lié a elle na pu se rompre sans beaucoup de sensibilite de ma part; il ne me reste plus qua faire des vœux pour lis durée de la vie des personnes qui vous ressemblent qui sont extrêmement rares, et qui avec autant d'esprit que Madame de Tencin ont une ame digne de letemel atachement des plus honnestes gens. Jay Ihonneur destre avec respect
Madame
Votre très humble et très obéissant serviteur
De Marivaux
A Paris, ce 14» de^re 1749
permetez moy de faire icy mille très humbles compliments a Mr le comte de Verteillac, et a M. de Verteillac le fils
Collection Boulron. Reproduite en fac-similé dans Vlsograpkie des hom^ mes célèbres, publiée par Th. Delarue, in-4, Paris, 18&3, t. 111. Écriture pénible, kréfulière et tremblée, du moiiM dans cette reproduetioa, car nous n'avons pas eu l'original sous les yeux. — Par une exception que nous ne nous expliquons guère, celle reproduction manque dans plusieurs des exemplaires de VIsographie que nous avons consultés.
I. « Marie-liacdelèiu'-AiigéUqiM dfl la &raiisêe, coami» de VerteUUc m VortiUtc. ■Mrte k 81 octobre 1751. « (Voitoir»-Deuchot, t. LV, p. 116.) TroU leilTM U« VoHiifD lui soAt adreMéet (ii «4 30 mai 1746 st 20 aoûl 1740). Par !«• doax pramièrot, oa voit ^'«niedet ]etlMi,«Ud ivail ««ffintâ à Voltaire la déftir de faire la caanaiaeaaee ; dans la dernière, Voltaire, alors à LunëTîlIe. à ia eeor de Stanislas, répond d*«e ■aaière irèi oblifeaola à mt pecewaaandatioa âe la eoaHeaae ea fiavaur da l'abbé IVabloi» qai •• préaenUU à l'Acadéoie.
N««it ■• aarâcuii pas éCoBii4 fae 11^ de VettoiHaa UkX cette rwinm àmi paiii* MariTam daaa les deux leUvee dtdce par LeekffM (p« 90 à 8i|, avee des ék>|ts fM reeaeroUeai fort à ceaa de la lettre ei-desaus ; ueaa y renfcoyoBS le lectaar. Ua ■»- Marquera qaa, daasla preaftèiv de eea leUfea, le nieaàre dee pointa qâ se treaceet après « la aamlesse de » repréaante exaeleaMat le aanibiie des leMiM qui eonpoaiat le Boa de VerUUae om Verieiltec.
t. BUa était aMrte le iddcanbre 1740.