‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'après de nouveaux documents;Chapitre 441 sur 445 · ADDITIONS ET CORRECTIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS ET CORRECTIONS

un de SCS nmis qui les lisait dans le jardin du Palais-Royal et que Marivaux félicitait du choix de ce livre.

P. 153, n. 3. — L'auteur du Mercure^ de La Place, sentît ce qu'avait d'inconvenant oe silence à l'égard de Marivaux. Il répara un peu tard sa négligence, en se faisant adresser une Leitre sur M. de Marivaux, qui parnt dans le volume de juin 176^. Cette lettre, signée « l'Abbé D. L. P. », c'està-dire « de La Porte », reproduit textuellement les renseignements biogra*> phiques et les appréciations littéraires, publiées déjà parle même auteur dans \* Observateur littéraire et qui formèrent les notices de diverses éditions collectives de notre auteur.

P. 178, n. 2. — Au lieu de p. 1, n. 241^ lisez l'inverse.

P. 187, n. 1. — Voy. dans les Mémoires sur le dix-huitième siècle de Garât (t. I, p. 126), une conversation dans laquelle Suard se montre beaucoup plus juste pour les romans de Marivaux, notamment pour Mnfian»€f a ce roman, dit-il, que la France doit compter parmi sps belles productions liltéraires. > Cependant, il a le tort, dans ce passage, de faire, lui aussi, de Mnrivaux un disciple de Fontenelle, non pour le style, mais pour la philosophie, « philosophie, dit-il, qui, dans Marianne, lui a ouvert ces grandes routes du cœur humain, dont il se tient si loin dans ses comédies, » et qui, « élevant sa pensée, a rendu sa sensibilité assez profonde et assez lendrc pour le faire atteindre à l'éloquence du cœur et des passions. > Si janr*ais homme fut étranger au genre de sensibilité qui donne l'éloquence du cœur, c'est assurément Fontenelle, et c'est bien ce qu'il pouvait le moins apprendre à Marivaux.

P. 189, n. 1 , alinéa 2. — Rétablir ainsi les deux premières lignes : « Dans une lettre inédite au sujet de Marivaux (février 1882), H. Jules Clareiie reprenait, » etc.

P. 192, n. 3. — Voy., dans Shakespeare j ses oeuvres et ses critiques, par M. Mézières, p. 135, une page spirituelle sur le type uniforme de l'amoureux dans notre ancien ihéâtre, notamment dans Molière.

P. 216, n. 1. — Cette comédie danoise dont parle Cailhava, llarni et Périfie (ou plus exactement Henrich et Pernille)^ est de Holberg. On la trouve dans le premier et unique volume d'une traduction en français du théâtre de Holberg, publiée à Copenhague, en 1766, par G. Fursmann, et qui nous a été communiquée par M. Georges Monval. La pièce de Holberg, amusante et bien faite, offre, en effet, une grande analogie d'intrigue avec le Jeu de r Amour et du Hasard; mais lui a-t-elle servi de modèle ou n'en serait-elle qu'une imitation? Holberg (1686-1756), en effet, a beaucoup imité, non seulement Molière, mais aussi, selon M. L. Môller (cité par P. Larousse, Grand Dictionnaire) ^ Marivaux. Il faudrait, pour trancher la question en ce qui concerne le Jeu de V Amour et du Hasard^ connaître la date de la représentation à*Henrich et Pernille. Or, nous ne trouvons celte date dans aucun des travaux français publiés sur Holberg (J. J. Ampère, Reuue des Deux-Mondes, l**" juillet 1832; X. Marmier, R^-vue de Paris, t. LUI, 1838; F. Soldi, Revue germanique ^ }ùny\e.r, février, mars 1850). M. A. Legrelle a publié, en 1866, un travail des plus remarquables sur Holberg con~ sidéré comme imitateur de Molière; il serait à souhaiter qu^une étude du môme genre nous apprit, avec la même sûreté de critique et d'information, ce que le comique danois dut à nos autres écrivains dramatiques.

P. 215, n. 1, ligne 7 et suiv. — Nos souvenirs nous ont mal servi cette conversation : c'est de la seconde Sufprise de P Amour que M. Em. Perrin voulait parler.

P. 22 A, n. 1, alinéa 1. — Remarquons cependant que Tomasini avait non seulement beaucoup de brio et d'entrain, mais aussi beaucoup de finesse, et peut-être y aurait-il à purger le rôle de Pasquin de plusieurs fazxi et jeux de scène excessifs introduits par une tradition postérieure à Harivaux et à ses premiers interprètes.

P. 282, alinéa 2. — Dans un article récent de la Revue politique et liité-' raire (15 juillet 1882, Études nouvelles sur Rotrou), M. Félix Hémoa estime que le Prince travesti est une imilalion des Occasions perdues, de Rolrou,

P. 303, alinéa 2. — Dubuisson prétend avoir trouvé le sujet de la Mère confidente « dans un petit roman de M^^^ de Meheust, qui a pour titre Histoire d'Emilie ou de JU'^* D***, et à qui je dois de dire qu'il est bien fait et bien écrit. Ce roman a été imprimé en 1732. Ainsi il a précédé la comédie. Cette anecdote me semble n'avoir été remarquée par personne. » {Lettres^ V décembre 1736, p. 298.)

P. 411. — Reportez la ligne 21, intervertie, au bas de la page.

P. 618, n. 7. — Dubuisson nous apprend (décembre 1735, p. 1A8) qu'il était question de donner au Théâtre-Italien, après les Amours anonymes de Boissy (5 décembre), c VAuberge provinciale^ petite comédie de M. de Marivaux. > Nous n'avons pas d'autres renseignements sur cette pièce, qui était peut-être la même que la Provinciale.

P. 619, n. 8. — Dubuisson fait allusion à cette lettre de désaveu du Télémaguc (4 mai 1736, p. 200) et résume ainsi son opinion sur le livre eC sur la querelle : « Marivaux a raison de n'en pas \ouloir tirer d'honneur^ mais il eût dû en mieux déguiser le style; personne ne peut l'y méconnaître. »

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