SES AMITIÉS : MADAME LALLEMANT DE BËZ
ami des letlres, se chargeait de distraire Marivaux et de le reposer de ses fatigues d'écrivain, d'homme du monde, de causeur. Nous ne voyons nulle part qu'elle ait eu un salon : aussi, à la lin de l'hiver, lorsique Marivaux était las de ses succès mondains, venait-il chez elle prendre ses quartiers d'été dans une solitude relative. Elle l'emmenait à la campagne *■ et le rendait à M*""" de Tencin, refait par la vie des champs, prêt à recommencer ses dépenses d'esprit, ses longues conversations et ses lectures.
QuantàM^^deTencin, non contente de lui procurer les plaisirs élégants qu'il aimait et de lui donner chez elle une des premières places', elle se chargeait même d'avoir de l'ambition pour lui. Marivaux avait près de cinquante ans, et il n'était pas encore de l'Académie, à laquelle appartenaient déjà La Chaussée, Destouches et Danchet. En effet, € jamais il n'avait songé à briguer cette faveur, peut-être même à la désirer', » non par dédain, mais par c modestie sans fard *. » Enfin, les instances