‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'après de nouveaux documents;Chapitre 98 sur 445 · VII. Fantaisie. — Les Acteurs de bonne foi · texte numérisé non relu

VII. Fantaisie. — Les Acteurs de bonne foi

VIII. Drames bourgeois. — La Mère confidente, la Femme fidèle.

Les pièces des deux premières catégories répondent plus ou moins à ridée qu'éveille d'habitude le nom de Marivaux ; les suivantes s'en écartent absolument. Ajoutons que cette classirication ne saurait être qu'approximative. On peut en voir une assez différente dans l'ouvrage de M. J. Fleury, Marivaux et le marivaudage, p. 61 à 63.

1. Sauf Turcaret {ià février 1709), on ne trouve pas dans les catalogues dramatiques une seule pièce dont le souvenir soit venu jusqu'à nous ; nous ne voyons guère, signées de noms connus, que la Jouetise de Dufresny (22 octobre 1709), les Agioteurs de Dancourt (26 septembre 1710), le Curieux impertinent {i7 novembre 1710), ï Ingrat (28 janvier 1712), V Irrésolu (15 janvier 1713), le Médisant (23 février 1715), la Fausse Veuve (20 juillet 1715), et l'Obstacle imprévu (18 octobre 1717) de Destouches, et le Dédit de Dufresny (12 mai 1719).

De ces trois auteurs comiques, il n'y en a que deux qui puissent être mis en parallèle avec Marivaux : Dufresny et Destouches. Il sera question plus loin (p. 163, n. 1) de Dufresny. Pour Destouches, nous ne nous dissimulons pas qu'il peut soutenir la comparaison ; tel critique éminent, comme M. Vil- Icmain, sans dire expressément qu'il le met au-dessus de Marivaux, le laisserait croire cependant par les éloges et la place plus considérable qu'il lui donne dans son Tableau de la littérature française au dix'hui" tième siècle (douzième leçon). Nous n*hésitons pas cependant à préférer Marivaux. Que reste-t-il de Destouches ? Un chef-d'œuvre qu'on ne joue plus, le Glorieux y et une pièce simplement amusante, la Fausse Agnès, ensevelie diins les oubliettes du réperloire, et que l'on reprend lorsqu'il se trouve par hasard une actrice faite pour le rôle principal. Marivaux, au contraire, quoique réduit à un trop petit nombre de pièces, vit toujours à la scène ; il est un classique du théâtre. Le grand défaut de Deslouches, écrivain distingué, est de n'avoir pas le talent dramatique^ le don, de ne savoir

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