‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'après de nouveaux documents;Chapitre 97 sur 445 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

GHAPiriîK PREMII'llî

OHJCINALITE Illt TUtATHE :

KEGKARU. ^ TRÉaniK K DU TEMPS. — HlilVAUX ET WATTEAD. — L'AïRIJ l'action et les CAHAUTÉHES. — CIMPOnUITÉ t DÉTAILS'.

Depuis la mort de Regriard et larelraile de Le Saj^e, qui, après avoir donné uiichef-d'œuvreà la Comédie-Française, bornait volontairement son ambition au tbéàlre de la Faire, la comédie de mœurs semblait frappée deslérilité. Dui-anl dix ans, de 1709 41720, elle ne parvenait à produire aucune œuvre vraiment remarquable ; quelques pièces régulières et froides, des farces amusantes plulât que des peintures de la vérité, accueillies avec

1 . Il importe, avant d'étudier dans Marivaux l'aulcur ilramnlique, du bien préciser nne distinclion Bans laquelle on l'exposerait k det apprécia- Uont ÎDcainpIèlei, e(, du moins en apparence, à de nonibreusca contradiclioni. En eiiajaal de caracl£r»er l'ensemble de son lliôâlro, on ne peut étudier que les pièces généralement connues, cellei qui font la gloire et rorigioililâ de notre auteur. Hais, à cOié de ces pièces, c'est-à-dire du Jeu ikrÀmourel du Hatard, des Fausses Confidences, du Ugt et de cinq ou six du même genre, il en est d'autres, beaucoup moins connues, presque ignorées,' el qui, sans être tupérieuree aux premières, leur sont parfois ègalut. Or, celles-ci ressemblent fort peu à celles-tà ; elles sont d'une espèce loute difTèrente. Nous étudierons dans les chapitrei iv et v ces pièces d'ordre parliculier. Ce qu'on va lire ddiii les trois premiers chapitres t'applique p:us spécialement aux Surprises de C Amour.

Voici, du reste, comment nous classerions les pièces qui composent le tbéilrc de Hariraux. Nous laissons àe cdlé le Père prudent et Aaiitlial, Disait de jeunesie sans grande importance ;

[. Surprises de l'Amour. — Les deux Surprises de l'Amour, la Double lacoHllance, la Fausse Suicante, le Dénouement imiiréi-u. te Jeu de eAmtiur et rfu Hatard, les Sei-menit iniliserels, l'Heurrir SIralagtme, li Miprisf, le Legs, le» Fausses Confidences.

il. Comédies du mosun. — l'Héritier 'le VillnyeyVKciil-; Ja Mères, le

une espèce de résignation de la part du public, les derniers et pénibles efforts de Dufresny, les tâtonnements de Destouches qui cherche sa voie, les débuts incertains et timides du Théâtre-Italien, voilà tout ce que Thistoire dramatique peut enregistrer durant cette période ^ Les auteurs qui travaillent pour la scène refont, en les affaiblissant, des comédies déjà faîtes; ils se traînent sur les traces de leurs devanciers; aucun d'eux ne se sent la force ou le courage d'être original. Comme un arbre géant qui épuise le sol et étouffe tous les germes sous

Petii'maltre corrigé, la Joie imprévue, les Sincères, VSpreuve^ le Préjugé vaincu,

III. Comédies philosophiques. — Vile des Esclaves, Vile de la Raison, la Colonie,

IV. Comédies mythologiques. — Le Triomphe de Plutus, la Réunion des Afnours,

V. Comédies héroïques. — Le Prince iravesti,\e Triomphe de fÀmour, la Dispute.

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