OBSERVATIONS DU TRADUCTEUR
Le poème de Marmion n'est que le second de ceux de Fauteur, dans Tordre chronologique , où , comme on vient de le voir, il les a publiés ; mais nous lui donnerons ici le premier rang , et nous le placerons en tête des romans en vers que ce volume renfermera.
Le motif de cette préférence est assez naturel : Marmion est regardé par les gens de goût en Angleterre comme la meilleure des productions poétiques de Walter Scott : les introductions aux six chants dont cet œuvre se compose sont des morceaux pleins d'élégance, et d'une philosophie aimable; la verve du chantre de Marmion y coule pareille à un ruisseau limpide qui, dans son cours tranquille , réfléchit les nuances du ciel et les fleurs de ses bords. Les six chants se distinguent également par une variété toujours vraie , toujours instructive et toujours amusante ; la versification ne décèle aucune gêne , et si la muse du poète est quelquefois un peu prolixe ou bien un peu frivole , elle est du moins constamment harmonieuse.
Après Marmion viendra le Lai du dernier Ménestrel, composition moins brillante et moins forte , à laquelle succédera la Dame du Lac, poème charmant , surtout dans les détails ; et ce dernier sera suivi de Rokeby, épisode moins saillant, où la fille du héros du poème joue cependant un rôle assez dramatique; enfin, le volume sera terminé par le Lord des îles , ce qui complète la collection des poèmes de l'auteur. %
CHANT PREMIER
Ce €i)âteau.
INTRODUCTION