OSANT 1H
le^illaga,>lard^&raiion arrêt» aon.cheval demnfc unerporte dont le haué était orné idfuTkbuiiBon< et d?un> broc proprement nettoyé, l'hôtellerie <?1) semblait vaste, quoique on peu rustique; un Jta ;pétiUaakfitiaae famnexhair pouvaèeiit soulager son escorte.!* cavaliers Mutent en bas dateuiwttlle, et teurséperonBsonnatils font rouler leurs mollettes dans la basse-cour; ils attachent leurs chevaux à la crèche , demandent du foin , de la nourriture et du feu; leuESxrisdiversxemplia^xitiaiaaison^et, mesurants* peine .sur le prix» qu?ii attend , l'hôtelier enymessé j se uimltjplie fin quelque âorte^.aûn de répondre à. tous.
Bientôt, à la faveur delà flamme qui pétille au foyer de la cheminée , on distingue tout l'intérieur de l'hôtellerie. Dans un coin obscur on aperçoit aux poutres du plancher enfumé le trésor des provisions d'hiver : des poules de mer séchées , des oies , des orcades , des jambons de sangliers et des pièces de venaison savoureuse. L'arche de la cheminée se projetait amplement en avant ; au-dessus, autour, et de chaque côté , on voyait les ustensiles de ménage ; on découvrait plus loin des armes écossaises, le bouclier, la lance et le sabre. Sous le manteau du foyer, et à la place d'honneur, Marmion s'assit sur le grand siège de chêne, et vit bientôt autour du feu pétillant les gens de sa suite, cédant à une gaieté brillante , vider l'aie brune à Îlots mousseux , apportée dans les anciens vases que leur hôte s'empressait déranger le long du mur.
La joie n'est point bannie du cœur des braves ; ils airaenU /rire6tà,plaisantcriComme nous. Aussi Marmion daignait animer ses compagnons de route et se mêler à leurjgaieté; car, bien que très fier de son naturel avec les hommes d'un rang supérieur, il savait dans les camps l'art de captiver le cœur farouche des soldate, Us aiment à obéirà.un capitaine rude comme le moto de
mars , frais comme le mois de mai , franc de la main et du cœur, serein du front et de la pensée, amant du vin et des ménestrels , toujours le premier à escalader les remparts pour monter à la brèche, et galant au boudoir de la beauté : un chef pareil conduira sa troupe des feux de l'Inde aux glaces du pôle.
Le pèlerin , appuyé sur son bourdon , se tenait debout vis-à-vis du chevalier : son visage, maigre et soucieux , n'était qu'à demi caché par son capuchon. Son regard était fixé sur Marmion, qui, impatient de se voir ainsi considérer, essaya, en fronçant le sourcil , d'empêcher le moine de l'observer de la sorte ; mais ce fût vainement, car l'œil austère du pèlerin soutint hardiment celui du chevalier.
Par intervalles on entendait du milieu de la troupe s'élever de longs éclats de rire ; car , plus les archers et les écuyers regardaient fixement le visage sombre et la barbe épaisse du moine, plus leur joie et leurs jeux étaient interrompus. A la fin il régna dans la salle un morne silence , qui ne fut troublé que par les chucholtements de quelques yeomen qui se penchaient chacun à l'oreille de leurs camarades pour exprimer leurs craintes, et se disaient presque bas : « .Sainte Marie , vis- tu jamais une pareille face? Combien pâle est sa joue! comme son œil étincelle chaque fois que la lampe l'éclairé et répand ses rayons sous sa capuce ! Vois comme il attache son regard sur Marmion ! Vraiment, je ne voudrais pas , pour le plus beau palefroi du lord , endurer un aspect aussi refrogné. »
Mais lord Marmion, pour dissiper l'espèce de terreur qui s'état
CHANT III. 6tf
emparée du cœur de ses gens à force d'avoir regardé la figure austère , la physionomie de malheur que leur montrait la faible lumière vacillante de la lampe, appela un de ses écuyers : « Fitz- Eustace , ne connais-tu point quelques ballades pour abréger les heures trop lentes de la nuit? nous sommeillons auprès du feu.»
« Nous essaierons , répondit le jeune homme , quoique notre meilleur ménestrel soit resté derrière. Nous ne pouvons espérer de charmer votre oreille accoutumée à entendre les accords de Constant. Il sait toucher la harpe avec une rare dextérité et éveiller aussi le luth des amants. Aucune grive, le jour de Saint-Valentio, ne chante plus tendrement dans le buisson printanier ; aucun rossignol ne module des sons plus doux à la clarté de la lune. Il est fâcheux pour nous qu'un motif, quel qu'il soit, le retienne , et nous prive de la voix de Constant, qui a tant de fois attendri par ses chants les rochers et les vagues , étonné les moines si monotones de Lindisfarn. Cependant je vais me hasarder à vous redire, comme je pourrai, son rondelet favori. »
La voix de Fitz-Eustace avait de la sensibilité ; l'air qu'il choisit était sauvage et triste. Tels sont certains airs de nos montagnes d'Ecosse, comme j'en ai entendu s'élever du milieu de la moisson en pleine activité, lorsque le montagnard descend dans la plaine pour se livrer à ce travail. Tantôt une voix perçante prolonge le chant, tantôt un chœur agreste le redouble ; souvent je me suis ' plu à écouter ces airs', lorsque assis sur la colline je les entendais monter doucement dans les cieux. Us semblaient exprimer les regrets de ceux qui soupiraient pour le pays natal , et je pensais combien m'attristerait une pareille harmonie sur les champs hu- Bûdes de la Susquehanna , dans les forêts épaisse du Kentucky, ou
en makmion;
sun telac immense do sauvage OnUri© , si jlMlai» ouïr un nuibewmix;eHilô soupirer dans aes-ctants* cfer ato n ai i de nfes monte' de tarianie Écorne.
CHANT à refrain.
SOLO
Eft que* réduit jdoit demeurer
Limant que le destin sérére
De son amante toujours chère
Yfeot pour jamais de séparer ?
Au milieu de l'épais bocage
Où gazouillent d'humbles ruisseaux ;
Oh la violette partage
L'ombre du saule aux longs rameaux