‹ Mars; (volume 2)Chapitre 34 sur 91 · L'ÉLITE · texte numérisé non relu

L'ÉLITE

Il y a mille msons, quç jVppalIe polémîqws, de $e défifur de lelitç, raisons quon verra fleurir dès que h liberté renaîtra. Ceux qui çnt senti le pouvoir de rari$tocratie prétendue, en çe^ terribles années, auront k citer de$ fautes de diplomates, des fautes d'administrateurs, des fautes de généraux, d'où 1 on voudra conclure qu'une fonction éminente prouve tout autant l'aptitude à flatter, à dissimulert à lutrigueT, que le jugement et le savoir requis. Mais la discussion sera san9 fln* parce que tous ces exemples seront contestés, parce qu'il n'est pas diflicile d'en inventer d'autres, et surtout parce qu'on trouve aussi dans tel chef, et assez souvent, les connaissances, la décision et l'eçprit de suite, quelquefois m$me joints à une noble simplicité.

Je veux dire ici quelque chose que l'on ne discutera point ; c'est qu'il faut se défier beaucoup des opinions et des sentiments de l'élite au sujet de la guerre. Pourquoi ? Parce que l'élite trouve trop d'avantages dans cet ordre resserré que la guerre impose. Qu'un banquier, un chef d'industrie, et même un inventeur ambitieux y trouvent occasion de dominer, cela est connu. Mais il faut dire que tous ceux qui exercent un pouvoir retrouvent en cet état violent l'Importance et la Majesté, idoles presque oubliées aux temps heureux de la paix. Le jeu de la force a des suites effrayantes ; le simple citoyen en fait le compte, et considère comme évident pour tous que la guerre est le plus grand des maux ; d'où il conclut trop vite que tout homme^ à toute place, s'efforce contre la guerre, et que, donc, si la guerre vient, c'est qu'on ne pouvait y échapper. Idée funeste, qui frappe de stérilité tous les sentiments pacifiques.

En vue de réagir contre cette idée accablante, considérez avec suite tous ces despotes orientaux, soudain éveillés et vivant parmi nous, depuis le 2 Août 1914. Ministres et sous-ministres, directeurs et

dans Tesprit une m&tuatîon surtout sensiMe quand Tesclave est soupçonné ci*en savoir autant que le niaître. La sottise, déjà assez vigoureuse en chacun, devient énorme par cette nourriture et par cet exercice.

f Les individus n V sont pour rien ; chacun serasot aut ant qu'il est j |[ g^ . EiXactement autant qu il tera taire^ au lieu de taire. 1 outes les excep" tions que chacun pourra citer s'expliquent par là. G>ntrôler l'obéissance, ce n'est point faire. Là se trouve la coupure, que bien peu ont franchie. Et toujours le pouvoir se ramasse, dans le réduit d où l'on surveille, où l'on s'irrite, où Ton menace. Il y a de l'ambiguïté dans les mots, parce que celui qui commande doit aussi obéir ; mais il n'y a pas d'ambiguïté dans le fait, car, transmettre un ordre, ce n'est pas obéir. Or, par l'institution, et par l'appétit de oonunander, j'ai vu que les chefs s'efforcent en tout d'être chefs, et de penser qu'ils scoit chefs» fit de se séparer de l'action dès qu'ils le peuvent. C'est pourquoi la guerre, en dehors des maux atroces et assez visibles, sur lesquels je crois inutile d'écrire, rétablit l'ordre ancien, barbare, détesté qui fait voir, par un mécanisme inflexible, les meilleurs à la roM, etUs pire s jjMjygjQiKIJt, ht j insiste la-dessus, parce que le souvenir des fatigues eF3Snier8e8t souvent agréable, au lieu que le souvenir de Tinfatuation dorée fera toujours Ix^ndjufiUyiimal singulier, qui supporte mieux la taim et la douleur qu^jnjustuÀ y

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