‹ Mars; (volume 2)Chapitre 46 sur 91 · LES PARTIS · texte numérisé non relu

LES PARTIS

Llmpérialisme a pour fin la Puissance ; et TAmbîtieux est le type de i*honune impérialiste. Il me semble qu*il y a toujours quelque faiblesse dans Tambition ; il n*est pas naturel que celui qui a la force désire beaucoup le pouvoir ; et Ton a souvent remarqué^ que les athlètes sont rarement méchants. Par les mêmes causes les sots sont aisément fanatiques, parce qu'ils ne savent ni expliquer, ni prouver. D'après cette idée, les plus pauvres dans tous les sens du -mot seraient volontiers impérialistes. La foule inorganisée, toujours ramenée à l'inférieur pas/ la contagion, envie et admire le pouvoir, même s'il s'exerce contrf\ eiie ; cest par la que la cramte saccorae avec im genre d adoration. Est donc impérialiste celui qui dans ses rêves se voit adoré et suivi. Une nation est impérialiste lorsque le citoyen sent avec ivresse que son seul titre de citoyen lui assure en tous lieux la prééminence et l'attention adoratrice. C'est cet effet immédiat, dans l'apparence, qqi est aimé ; ainsi^ agissent les costumes, les insignes et le nom. Une brillante comédienne est impérialiste par son métier.

Le Socialisme a pour fin la Justice. Mais il n'est point par cela seul directement opposé au Pouvoir. Pourquoi ? Parce que la résistance au pouvoir, qui est contre les prestiges et apparences, suppose une justice d'esprit sans aucune règle préalable ; ay lieu que le Socialisme, formé par la pratique des métiers, veut une justice mesurable, et dans les choses ; aussi est-il plutôt opposé à ce genre de pouvoir que donne la richesse ; ce qui explique peut-être que, voulant s'opposer à l'impérialisme par la force de son organisation égalitaire, il vise pourtant à côté, et ainsi ne développe presque aucune résistance efficace, comme on l'a trop bien vu. L'esprit socialiste li'a pas assez mesuré ce genre de pouvoir qui dépend de l'obéissance commune et surtout du groupe" ment militaire. Peut-être faut-il dire que le maniement habituel des

choses prépare mal à eoi¥iprehârê lés faits pufendeftt humains, qui ié» pendeiit desj^^gns, et met hors d'état de les prévoiir assez*

ont nous ne connaissonsrsDUs le nom^xxe'lf'aftfieï^^rtf^^ mal formée.

L'Humanisme a pour fin la Liberté dans le sens plein du mot, laquelle dépend avant tout d*un jugement hardi contre les apparences et près-* tiges. Et l'Humanisme s accorde au Socialisme, autant que Textrême inégalité des biens entraîne l'ignorance et Tabrutissement des pauvres, et par là fortifie les pouvoirs^ Mais il dépasse le Socialisme lorsqu'il décide que la Justice dans les choses n*assure aucune liberté réelle du jugement, ni aucune puissance contre les entraînements humains, mais au contraire tend à découronner l'homme par la prépondérance ac cordé e ^ ^ftiy cott inférieures du bien«>âti*tf» os ^i engiendre

/^ yfcinui i^ ialSËII sugn^i espoir de l'ambitieuXé L'Humanisme viâc onc toujmtrsjbi pmÏMSS''rfêlle^(^^ la culture la plu^

étendue» sckntifique) esthétique» morale. Et l'Humaniste ne connaît db précieux âu monde que la culture humaine, par les eeuvres étfûnentee de tous les temps, en tous» d'après œtte idée que la participation réelle à l'Humanité l'emporte de loin sur ce qu'on peut attendre des aptitudes de chacun développées, seulement au contact des choses et des nottunes selon l'empirisme pur^ Ici apurait un genre d'égalité qui vit de iTespect» et s'accorde avec toutes les différences possible, sans aucune idolâtrk à regard de ce qui est nombre, collection ou troupeau» Individualisme, donc, mais corrigé par cette id^ que Tindividu reste animal tous là forme huffîttne sans le culte des Grands Morts. La fdrce de l'Huma* uisme est dans cette foule immortelle.

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