NÉ PAS DÉSESPÉRER
Oh ëh vient éouvéht, A\pti^ dèë k-émarques aeeumuléëd, 4 d&tès]>érèf éé i'hMimè. De telles i^énèéès, qui sùAt ëlôîgkiéeé At la tempé^ce,
é^Vàlent pkt lêÀ èfféte à cette hiéthàhcété sfthS ftihhde (}u*eUelt t\Xp^ pbièût Car Celui qui é&t àindi di^i>ôèé Cê!$96 féêllémefit de Vouloif Iâ
pAiift et k jiiëticè entt« lèd hômma», ^fcè qui! ne sait phxi éspéttY. Et
j'ai dbsefvé que è'elt éOUVèilt Ulfi détôUi* de {làdsidiii nttlUVtdfte^, qui
fait que l*ô!i trouve une es^e dé plaisir à aftHdueer touiours le pire.
L âge y est pour beaucoup, lorsqu'on ne sait pflë en accepter ^gement les effets. Finalement cette misanthropie sans retenue s'accorde avec le respect exigé par les puissances ; et cette pensée suffit à faire rougir un peu le misanthrope.
Pour moi, jugeant, il me semble, d'après les causes, qui sont toujoiu's petites et d'un moment, je suis au contraire ramené à l'espérance par la vue des maux à leurs racines. Ce n'est pas parce qu'un homme est bien en colère, ou ivre, ou fanatique que je jugerai qu'il est méchant. Un enthousiasme est un vif mouvement qui fera des cadavres, mais qui fera de la justice aussi bien. Et la peur même, qui se relève en colère contre l'ennemi, reviendrait aussi bien contre le maître, ce qui donnerait assurément d'autres effets. La révolution allemande, si elle était venue en 1914, aurait délivré le monde par le massacre de quelques-uns ; il ne fallait pas dix mille morts pour rendre le grand massacre impossible. Une meilleure méthode conduisait à n'en pendre qu'une douzaine. Mais une défiance assez éveillée, une action mieux concertée, des jugements d'abord explicites, quelque confiance enfin de chaque hoifune en sa propre puissance, produiraient une révolution diffuse et continue, sans aucune violence. Il suffirait d'un^ mépris bien établi pour que les
Euissanœs retombent au rang de fonctions utiles. Au temps de G>mbes, is perturbateurs et provocateurs chez nous furent réduits à une entière
impuissance. Un tel régime est loin d'être parfait ; mais, après la grande tuerie, en sommes-nous, mes amis, à chicaner sur de petites choses ? L*état comme tel est toujours mâ[iocr!!f ; l^itantj^Mresseux^ et^soC^ comme on Ta assez vu, et comme pal tenté de l'expliquer. S'il ne tue point et s'il ne médite point de tuer les plus vigoureuxet les meilleurs, me voilà assez content.
Remarquez que la sagesse, la justice, la grandeur d'âme des individus ne dépendent nullement de l'Etat ; et c'dst bien ainsi. Et c'est encore un effet de la misanthropie hypocondriaque de nous faire croire le contraire. L'homme mûr et fatigué voudrait alors que la résignation, la noblesse et la sérénité lui soient distribuées comme la lumière ou l'eau. Or l'état, toujours décrépit et irrésolu par sa nature, ne sait que réchauffer l'enthousiasme au son du tambour ; il se tire de tous les embarras par le vieil art militaire. Ainsi tout l'art de gouverner se réduit à tirer parti des ennemis que l'on se fait par l'imprévoyance, la sottise et la vanité. Une vue sommaire des causes, un contrôle sévère, un mépris tranquille arrêtent aussitôt cette politiaue de vieux enfants, comme on l'a vu, comme on le verra. Et sans que les hommes changent beaucoup. Gu" ce n'est pas difficile. Seulement ce qui est difficile, c'est de croire que ce n'est pas difficile.