LES PARTIS
L'Impérialisme a pour fin la Puissance ; et l'Ambitieux est le I de l'homme impérialiste. Il me semble qu'il y a toujours quelque blesse dans l'ambition ; il n'est pas naturel que celui qui a la f désire beaucoup le pouvoir ; et l'on a souvent remarqué que les athl sont rarement méchants. Par les mêmes causes les sots sont aisén fanatiques, parce qu'ils ne savent ni expliquer, ni prouver. D'à cette idée, les plus pauvres dans tous les sens du mot seraient voloni impérialistes. La foule inorganisée, toujours ramenée à l'inférieur la contagion, envie et admire le pouvoir, même s'il s'exerce co elle ; c'est par là que la crainte s'accorde avec un genre d'adorat Est donc impérialiste celui qui dans ses rêves se voit adoré et si Une nation est impérialiste lorsque le citoyen sent avec ivresse son seul titre de citoyen liii assure en tous lieux la prééminenct l'attention adoratrice. C'est cet effet immédiat, dans l'apparence, est aimé ; ainsi agissent les costumes, les insignes et le nom. Une I lante comédienne est impérialiste par son métier.
Le Socialisme a pour fin la Justice. Mais il n'est point par cela directement opposé au Pouvoir. Pourquoi ? Parce que la résisb au pouvoir, qui est contre les prestiges et apparences, suppose justice d'esprit sans aucune règle préalable ; au lieu que le Socialii formé par la pratique des métiers, veut une justice mesurable, et ( les choses ; aussi est-il plutôt opposé à ce genre de pouvoir que de la richesse ; ce qui explique peut-être que, voulant s'opposer à l'in rialisme par la force de son organisation égalitaire, il vise pourta côté, et ainsi ne développe presque aucune résistance efficace, cor on la trop bien vu. L'esprit socialiste n'a pas assez mesuré ce gi de pouvoir qui dépend de l'obéissance commune et surtout du groi me^t militaire. Peut-être &ut-il dire que le maniement habituel
choses prépare mal à comprendre les faits purement liumains, qui dépendent des passions, et met hors d*état de les prévoir assez.
Je voudrais appeler Humanisme l'autre parti, dont nous ne connaissons, sous le nom de radicalisme, qu'une esquisse assez mal formée. L'Humanisme a pour fin la Liberté dans le sens plein du mot, laquelle dépend avant tout d'un jugement hardi contre les apparences et prestiges. Et l'Humanisme s'accorde au Socialisme, autant que rextrême inégalité des biens entraîne l'ignorance et l'abrutissement des pauvres, et par là fortifie les pouvoirs. Mais il dépasse le Socialisme lorsqu'il décide que la Justice dans les choses n^assure aucune liberté réelle du jugement, ni aucune puissance contre les entraînements humains, mais au contraire tend à découronner l'honune par la prépondérance accordée aux conditions inférieunss du bien-â^e, œ qui entendre l'Ennui Socialiste, suprBme «spoir de l'ambitieux. L'HirnianiBnie vise donc toujours la puissance réelle en chacun, par k culture la plus étendiifê, sdeutifique, ^thétique, n¥c»Rile. Et l'Humaniste iie<xmnatede prédeux au monde que la culture humaine, par les csuvres émânentes "de tous les temps, en tous, d'après cette idée que U participatâm réelle  l'Humanité l'emporte de loin sur 4Qe qu'on peîit attendre des aptitudes de chacwn développées seulement au contact des choses et des liommes selon l'empîrîstne pur. tcî apparaît un genre d'égalitéqpn vît de respedt, ^ s'accorde avec toutes ies ditfi&i^enioes possft>les, «ans aucune idolâtrie JL r^asd de «ee qui est nombre, coUection ou troupeau, (ndividktalîsine, donc, mais corrigé par tieX^ idée que Tindividu reM:e animal sous la lorme Ivamaîne sans le culte des Grands Morts. La force de l'i-kunanisnae est dans cette (oïde immoiteHe.