SCÈNE III
LTTs PRÉCKDENS^ LAHOUPE , déguisé en amour ^ aveo un carquois sans /lèches, un masque et un Jlambeau à la main.
Eh donc î mé voilà.
BÉTRETAT.
Nous amènes-tu encore du inonde?
LAHOUPE.
Eh ! non , rien que l'Olympe qui va descendre chez
vous.
L'Olympe/
LAHOUPE,
En personne , et vous voyez en moi Tavant-gardé de la €our céleste»
Quelle aubaine! ....
LAHOUPE.
Divine , mon cher , divine.
Air : XJne fille est un oiseau;
Dé Pflphos, dans un sapin , J'amène ici sur mes tracés , Vénus, la mère des grâces, Qu'escortent Mars et Vulcain; Tous ces diem vont faire k tabU , Une dépensé du diable.
Pour moi, que la soif accablé^ Je m'empare d'un tonneau, Dîit-on me traiter d'ivrogne , Ce n'est que dans lé Bourgogne Que j'éteindrai mon flambeau.
Comment ! au moment de m'épouser , lu parles d'éteindr* 1« flambeau dTamour.
» Si ce flambeau diyin pouvait se consumer, » Le feu de tes regards saurait le rallumer. • DÉTRETA T.
Ah î ça , es-tu bien sûr des gens que tu nous amènes ?
Solides , très-solidès. Primo : Nous avons un petit marchand , qui , sur mon accent , n'a jamais voulu me faire crédit : le croiriez-vous ? mais j'ai l'affront sur le cœur.... Ne s'est-?.l pas travesti en dieu Mars ?
Joli cadet!
Air ; Dff Sophie.
Il est brasseur de son métier, Et c'est Lamousse qu'on le nomme s Sous cet attirail singulier.
Il a vraiment l'air d'un bon homme.
A débourser, je vous promets Çue je saurai bien le résoudre; Comme coëffeur , je m'y connais, Il n'a pas inventé la poudre.
DÉTRETA T.
Fort bien....
Seconda. Le dieu Vulcain , serrurier dé malheur , sur qui j'ai épuisé, cette nuit , toutes les fléchés dé mon carquois.
En effet , je n'y vois plus rien.
Hien ?.... f Sortant un domino rose de son carquois. } Prosternez-vous , profanes ^ devant cet étendart vainqueur.
Un domino ?....
Z A H a TJ P K. ♦
Mille fois plus magique que toutes les draperies qu'a tissues l'art de raiichanteresse Pénélope. *1
DÉTKETAT.
Explique-nous donc ça....
Imaginez-vous donc que, grâces à celte taille cvelte , ce pied mignon , cette démarche noble, et cette voix flattée , ce pauvre Vulcain , qui n'est autre que le gros Lagache , votre voisin , m'a pris sous ce doaiiuo , pour une jeune nymphe échappée des bosquets fleuris de cythère.
Et s'est emflammé pour toi peut-être ?
Au point qu'il m'a proposé , au rocher de Cancalé , un tendre rendez-vous que j'ià accepté , vu le léger déjeûner qui duit le suivre.
DÉTRETAT.
Ceci me regarde.
Tertio. La belle Venus, madame Barbé, épousé légitimé du serrurier Lagaché , laquelle scandalisée dé la petite escapade de son Vulcain , a juré dé s'en venger à la première occasion
DÉTRETAL.
Je doute qu'elle la trouve , car elle est d'un âge.... ( On entend le son d'un cornet à bouquin, J L A H o u P E.
Quels sons harmonieux. I
DÉTRETAT.
Une voiture s'arrête ...
CANCALE
C'est sûrement la société olympique.
S'il y a un cheval borgué , c'est elle.
( Cancale va voir d la fenêtre, J
DiTRETAT.
Allons In recevoir.
Ah ça / papa Détretat , njtré traité, il tient toujours?
DETRETAT.
Toujours , mais je ne tiens pas encore les mille écus.
Touchez-là, vous les toucherez.
Air : Eh ! gai , gai , gai»
Non y rien, rien n'égale , En ce jour , Lé rocher de Cancalé , Vénus^ Mars, Vulcain et l'Amour
Y fixent leur séjour.
Servez, sans qu'il en resté , Embroisie et nectar.
CANCALE , revenant de la croisée.
V'Ià toute la cour céleste Qu'est dans la cour Mandar,