II
L A G A C H E , boitante Air des Fleurettes.
Peste soit de la roue, Çui heurtant le trotoir »
Dans un grand tas de boue Du siège m'a fait cheoir.
Hni, hai , maudite foulure !
Qui croira jamais qu'un dieu Fut écrasé par Tessieu D'una voiture ?
Voilà donc lé Dieu dès Cy cl opes éclopé.
Tais«toi , eh ! merlan d'cjthère^ ou j'vâs te retper. I- A H 0 u p E.
Air : P*lâ ce que c'est que d'aller au lois,
Sandis né tù plains pas , fanfan.
D'aller ainsi clopin clopan.
C'est une chuté fort adroite.
Car dé gauclié et dé droite
Lé dieu Vulcain boité:
Tu subis lé mymé destin , Via c' que c'est que d' faire Vuleaîn.
Crois-tu zavoir, p'tit mj^rmidon, C qu'il faut pour singer Curpidon?
Pour t'ach'ver dépeindre, coût' qui coûts»
Comm'tu sais, sans doute ,
Qu' l'Amour n'y voit goûte, J*vas t'pocher les yeux vî mon tour , V'ik c' que c'est que d' faire rAnioufv
Doucement , petit serrurier ou je t'estringoîé.
L A G A a H E, Tais-toi , barbier de mallieur.
Moi .' barbier de malheur/
Air : De V opéra comique.
Jamais par^^mon ra/oir subtil, Figuré fut-elle coupt'e ?....
Apprends que sa lame h i^^ fil Comme celle dé mon épée 5 On n'en sent jamais que le v«nt.. ».
D'icrord, fiston, niais c'esf , je g»ge > Le vent de bise qui sauvent Nous coupe le visage.
Garé la balafré.
Allons, détalle.
C'est donc l'heure du rendez-vous ?
LAGAGHE, â part.
Est-ce qu'il saurait?
Tou.t 'i'u es dans l'expectative d'une petite brunetté.
L A G A c H E , rt part.
C'est Vrai! ( haut ) Allons , lève le pied.
Levé lé pied? C'est à toi de tomber à mes genoux.
ÎMoi /
Quand je voudrai.
Savonnette à vilain /
Cri-.ins lé coup dé peigné.
Je vais sortir des gonds.
J'ai mis les fers au feu.
Eats donc pendant qu'ils sont chauds.
Un croc en jarabé , bencal.
LES PRÉCÉDENS, CANGALK.
Eh bien / eh bien I queuque vous faites dcnc là , vous autres , au lieu de déjeuner ?
!Nous nous mettons en appétit.
Oui : quand le vin es tj tiré
Il faut lé boire.
V'nez plutôt voir qu'eu joie, qu'eu charivari d?ns la grand'salle ! j'sommes sûrs 'que ça vous mettra en train.
Air : De la catacoua.
Ah! qi^eu plaisir que d* voir pêrmêle Tous ces visages d' parchemin. Dormant chacun sur rcol d'ia belle Çui dort sur répaul' du voisin.
Contre 1' sommeil qui les accable.
Le vin est un remède si doux î
Ils chantent tous^
Ils boivent tous.
Et coups sur coups.
S'renrersant sans d'ssus d'ssous , Les v'Ià qui tombent sous la table , Et puis la table sur eux tous.
LAGACHE, à pan à Cancale, Les huîtres vertes ?
Sont servies.
LAGACHE^ de même.
Le domino rose ?
Est arrivé /
L A G A C H B , s* €71 allant, Xa particulière est ici ?
Eh ben / tu filés.
LA GACHE
» La beauté fait toujours, &c. ■
(^ n sort. J
( On entend le son d*une fronqiette un air de wurche. j
Cette trompette nous annonce l'arrivée du belliqueux brasseur. Vile mon domino.
Que veux-tu donc faire ?
Une secondé victime. La démarché agaçante, lé Ion doucereux, les coudés en ariiére , la voix dans la téît et Lamousse est à mes pieds.
Chût / le voilà.