‹ Marseille et son intendance sanitaireChapitre 1 sur 35 · ET RAMBAUD CADET · texte numérisé non relu

ET RAMBAUD CADET

Membres de la dernière Intendance Sanitaire, qui, en 1850, mise en demeure d’admettre en libre pratique les provenances de Malte, où régnait le choléra, refusa courageusement d’obéir et resta à son poste jusqu’au moment où le Ministre, désesj)érant de vaincre sa résistance, prit le parti do la supprimer.

Messieurs ,

Votre dévouement si désintéressé, que Paris ne voulut pas comprendre en 1850, aveuglé qu’il était par l’éclat d’une fausse doctrine , je viens le rappeler à notre ville , aujourd’hui que la vérité a repris ses imprescriptibles droits.'

La science était alors hésitante, d’habiles faiseurs l’avaient fourvoyée , et cependant toutes les contagions qu’elle niait, ou sur lesquelles elle n’osait se prononcer, elle en reconnaît maintenant l’existence , la réalité. C’est vous dire qu’elle ne peut plus vous refuser désormais la juste réparation qui vous est due.

Treize années ont suffi pour opérer ce revirement miraculeux , pour renverser de fond en comble un édifice élevé , splendide , mais sans racines dans le sol , pour faire justice, en un mot, des détracteurs de l’Intendance Sanitaire , notre vieille gardienne contre la peste , la fièvre jaune et le choléra.

Certes ! si vous ne pouviez guère penser , en 1850, que votre noble et courageuse résistance à des innovations dangereuses empêcherait vos noms de périr, je ne pouvais espérer moi-même, vous en conviendrez, d’avoir si vite l’agréable tache de les signaler à la reconnaissance de tous dans cette œuvre éminemment marseillaise.

Veuillez donc , Messieurs , en agréer la dédicace comme un témoignage de la profonde estime avec laquelle j’ai l’honneur d’être

Votre très-humble et très-dévoué serviteur,

ï)r E. BERTULUS.

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