‹ Marseille révolutionnaire; l'armée-nationChapitre 25 sur 44 · RÉCAPITULATION · texte numérisé non relu

RÉCAPITULATION

Les dons patriotiques s'élèvent en totalité d'après les états détaillés ci-devant à la somme de 16,574 3

La totalité des dépences et emplois des fonds s'élève àlasommed- 16.136 2 10

Il reste dans la caisse de l'Assemblée patriotique pour faire face aux réclamations qui peuvent survenir une somme de 438 2

Marseille, le 5 juillet 1790.

Pierre Laugier, Rambert, FoRESTA,de l'ordre de Malte, commissaires pour la révision de la recette et de l'emploi des fonds.

BORÉLY, Président.

Adresse de la Municipalité de Marseille à l'Assemblée Nationale au sujet des imputations calomnieuses du Ministre de la Guerre.

« En vertu de quel titre le Ministre de la Guerre a-t-il eu la hardiesse de nous dénoncer comme des réfractai res aux ordres du Roi, en nous imputant de nous être opposés au départ du régiment de Vexin ? en avançant témérairement que 17 districts de Marseille, sur 24, s'y sont refusés, tandis que les districts de cette ville ne s'assemblent plus depuis que l'Assemblée Nationale en a prononcé la dissolution ?

« Si les ministres veulent trouver des coupables, qu'ils jettent les yeux sur eux-mêmes, et, s'ils sont de bonne foi, ils conviendront que s'il existe en France des réfraclaires aux décrets de l'Assemblée Nationale, ils en offrent tous le? jours des exemples • frappants. Voudraient-ils faire rejaillir sur des citoyens patriotes et honnêtes la honte d'une conduite coupable qui depuis longtemps leur attire la haine du peuple ? Mais ils ne parviendront pas à nous incriminer ; leurs ruses, leurs intrigues ne tarderont pas L être dévoilées et notre fermeté inébranlable triomphera tôt ou tard de leurs obscures manœuvres et de leurs complots odieux.

« C'est d'après ces dispositions bien décidées que nous sommons le Ministre de la Guerre de déclarer à la face des législateurs de la France, en vertu de quel titre il a osé imputer à la municipalité et à la généralité des citoyens de Marseille, de s'être opposés à la sortie du régiment de Vexin. Et si, comme nous pouvons l'assurer, le Ministre ne produit aucune titre légal pour appuyer la calomnie dont il n'a pas craint de nous noircir, nous le dénonçons formellement comme calomniateur. L'honneur de notre cité compromise aux yeux de la Nation exige une réparation éclatante Nous serions coupables de ne pas la demander.

« Il est temps d'imposer un silence éternel à tous ces ennemis du bien public et de la Constitution, et l'Assemblée Nationale doit enfin faire raison à la France entière des réclamations qui depuis longtemps ont éclaté de toutes parts contre des ministres regardés avec raison comme les auteurs de tous nos maux. »

Page 1