ACTE TROISIÈME
grandes dédaignent et foulent aux pieds ! Pour m'avoir mise à même de m'élever de la sorte, merci ! [Elle remonte vers la c/iainbj'e, y entre, sonne et appelle.) Glaire !
LE DOCTEUR, à Valdon anéanti.
Voilà! Du sang de révoltée. Ton père était sur les pavés de 48. Ça s'est transmis !
MADAME VALDON, terrifiée.
Taisez-vous donc!... Les barricades... Les barricades !... Quand il était sur les barricades, il n'avait pas encore trouvé les capitaux pour monter son usine!... Ne rappelez donc pas ces horreurs-là !
VALDON
Ah! mon vieux, je suis bien malheureux !
MARTHE, après quelques mots à Claire qui attend dans la cliambre.
Et maintenant, mes chers parents, ne m'en veuillez pas si je désire être seule. Vous ne pouvez rentrer à Rucil à cette heure, j'ai fait préparer vos chambres. Bonsoir.
VALDON, désignant le hall.
Mais... lu as du monde...
Deux ou trois amis, accoutumés d'agir ici comme chez eux et qui ne s'inquiètent pas de moi. Libre à vous, en passant, de rester parmi eux si le cœur vous en dit. Moi, je n'irai les rejoindre que tout à l'heure. Je vous le répète, j'ai besoin d'être seule.
MADAME VALBON
Pardon! Je veux savoir...
MARTHE, la poussant doucement vers hi porte.
Tout à l'heure !... Bonsoir maman! [A Claire.) Les appartements de M. et madame Valdon sont prêts ?
CLAIRE
Oui, madame. [Les Valdon sortent.) MARTHE, à Claire, plus bas.
Mets la grande lampe de la chambre à coucher bien en évidence devant la fenêtre, après avoir dressé tous les stores.