XIV GRAINS DE VERITE
— du dédaigneux courroux affiché par ]M. Lucien Muhlfeld, pauvre petit jeune homme h la moustache soignée et au front pâle, qui a déjà beaucoup souffert de voir travailler les autres ; auquel l'ironie suppliciante du destin infligea le contraste humiliant d'une parenté — combien lointaine de toute littérature ! — avec le plus puissant écrivain de cette génération : Paul Adam ; et dont toute la tendance critique s'affirme dans le titre de son unique livre : Le mauvais désir, — rubrique de sa vie.)
Mais, on le sait aussi, il y eut, pour défrayer la chronique au sujet de Marthe^ mieux que sa réception par madame Sarah Bernhardt, mieux que l'estime de l'admirable artiste pour cette pièce. Il y eut mon parti, aussi énergiquement tenu qu'il avait été pris, de retirer Marthe h madame Sarah Bernhardt, son tour de représentation n'ayant pas été respecté. Je m'étais résolu h cet audacieux éclat par impatience — car l'immobilité m'insupporte — et surtout pour ne pas ajouter un précédent fâcheux à ceux qui militent déjà contre les écri-