ACTE PREMIER lo
fois sur dix... oui, monsieur... neuf fois sur dix, une assiette à dessert ; ne fait pas trop mauvaise figure sur la planche, même en face d'un gaucher ; dîne en ville; reçoit qui lui plaît, comme ça lui plaît, aux heures qui lui plaisent, et jouit en somme de la même indépendance que son mari...
LA BEUnONMÈRE
... honoraire...
... quitte à employer cette indépendance d'une façon toute différente. Votre curiosité est-elle satisfaite, mon cher maître ? Et comment vous portez-vous ? [Elle lui tend la main droite, pendant que La Berronnière lui baise la gauc/ie.)
GILEQUAIN
Tous mes hommages^ madame ; vous êtes une pure merveille. (La Berronnière, après un coup <Vœil railleur à Gilcquain, remonte la scène, et se mêle au groupe formé par les Valdon et le docteur. On devine, à ses gestes, qu il leur explique l'accident de ce matin. Marthe et Gilequain seuls à Vavantscène.)
Voilà. Et maintenant je vous autorise à me camper dans un roman, pour n'avoir pas à vous le reprocher plus tard.
GILEQUAIN
Soyez tranquille. Vous y feriez mauvaise figure.
MARTHE, riant.
Mille grâces !
GILEQUAIN
Oui. Les honnêtes femmes dans les romans, c'est un article qui n'est plus demandé. [Sourire. Petit si' lence.)
LA BERRONNIÈRE, à SOU groupe.
11 n'y a que le moteur à quatre temps.. .
Le moteur-polka.
VALDON
Mais encore...
LA BERRONNiiîRE
Un crayon ! Je vais vous dessiner ça... (// entraine les Valdon dans la serre. Le docteur les suil.)