M .VU THE A
GEORGES
A VOUS répondre.
Et si je n'interroge pas ?
GE KGES
Vous interrogerez. Vous avez déjà commencé.
Il semblerait, à vous entendre et à vous voir, que nous fussions des ennemis.
GEORGES
Nous sommes des amis, madame, et vous le savez bien... Je suis votre ami.
Vous l'avez prouvé ce matin, mais vous paraissez désireux de le démentir cet après-midi.
GEORGES
En quoi ?
Je viens de vous le dire. Votre ton, votre attitude.
o6 MARTHE
GEORGES
Mon Ion, mon attitude, signifient ceci : « Madame, vous courez, pour votre vie, le risque, sinon d'un péril, au moins d'un grand trouble, que vous pouvez éviter encore. Evitez-le. »
Comment ?
GEORGES
En me priant de sortir d'ici.
Le péril, le trouble^ c'est donc vous?
GEORGES
C'est moi.
Eh bien, monsieur, j'aime le péril. Restez. [Elle lui indique un siège.)
Soit!
Et maintenant, saurai-je pourquoi, depuis deux ans, vous vous êtes obstiné à ne pas franchir le