‹ Marthe; pièce en quatre actes. Représentée pour la première fois à Paris ... le 28 mars 1899Chapitre 81 sur 149 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Mais ça marchera, c'est moi qui vous le dis ! Ce jour-là, ce que je plaquerai l'automobile î Pensez donc ! Plus de rues ! Plus de vitesse moyenne ! Plus de sergents de ville! Plus de bâtons blancs et plus de procès-verbal ! Du deux cent cinquante à l'heure ! On ira dans le Midi comme on va à Longchamps! Je vous réponds que d'Espar réussii'a. En attendant, c'est lui qui m'a dessiné les plans de mon moteur. Bref, il me plaît. Je l'aime beaucoup! Ça ne vous gêne pas ?

TEXIER

D'où vient-il, ce monsieur d'Espar ?

LA BERRONNIÈRE

II... [Il s'interrompt brusquement, et fixe Texier. Silence.) Cela vous intéresse beaucoup ?

d'aiguerose Mais...

LA BERRONNIÈRE

Monsieur le notaire fait de la statistique ? ]Des études de mœurs ? De la police d'idem ?

TEXIER

Mais, monsieur...

LA. BERRONNIERR

Il dirige une agence?... Il aune fille à marier ?... Il collectionne les dossiers secrets ?

d'aiguerose Ecoutez...

LA BERRONNIÈRE

Recherches privées ? Toutes missions de confiance ? On traite à forfait ? Rien à verser d'avance ?

TEXiER, d'aiguerose, ensemble.

Ah çà... ! — Voyons, cher ami...

LA BERRONNIÈRE, à Tcxier.

Ne vous défendez pas ! Il n'y a pas de sot métier, il n'y a que de sottes gens. C'est très honorable, mais adressez-vous au concierge. Le concierge est dans l'escalier de service.

d'aiguerose, très agité.

Vraiment, cette plaisanterie...

LA BERRONNiiiRE, changeant de ton.

Mon cher d'Aiguerose, nous n'avons jamais sympathisé jusqu'à la folie, n'est-ce pas ? Il y a des choses dans votre caractère qui ne me séduisent

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