ACTE DEUXIÈME
Mais ça marchera, c'est moi qui vous le dis ! Ce jour-là, ce que je plaquerai l'automobile î Pensez donc ! Plus de rues ! Plus de vitesse moyenne ! Plus de sergents de ville! Plus de bâtons blancs et plus de procès-verbal ! Du deux cent cinquante à l'heure ! On ira dans le Midi comme on va à Longchamps! Je vous réponds que d'Espar réussii'a. En attendant, c'est lui qui m'a dessiné les plans de mon moteur. Bref, il me plaît. Je l'aime beaucoup! Ça ne vous gêne pas ?
TEXIER
D'où vient-il, ce monsieur d'Espar ?
LA BERRONNIÈRE
II... [Il s'interrompt brusquement, et fixe Texier. Silence.) Cela vous intéresse beaucoup ?
d'aiguerose Mais...
LA BERRONNIÈRE
Monsieur le notaire fait de la statistique ? ]Des études de mœurs ? De la police d'idem ?
TEXIER
Mais, monsieur...
LA. BERRONNIERR
Il dirige une agence?... Il aune fille à marier ?... Il collectionne les dossiers secrets ?
d'aiguerose Ecoutez...
LA BERRONNIÈRE
Recherches privées ? Toutes missions de confiance ? On traite à forfait ? Rien à verser d'avance ?
TEXiER, d'aiguerose, ensemble.
Ah çà... ! — Voyons, cher ami...
LA BERRONNIÈRE, à Tcxier.
Ne vous défendez pas ! Il n'y a pas de sot métier, il n'y a que de sottes gens. C'est très honorable, mais adressez-vous au concierge. Le concierge est dans l'escalier de service.
d'aiguerose, très agité.
Vraiment, cette plaisanterie...
LA BERRONNiiiRE, changeant de ton.
Mon cher d'Aiguerose, nous n'avons jamais sympathisé jusqu'à la folie, n'est-ce pas ? Il y a des choses dans votre caractère qui ne me séduisent