LE POSTILLON
Cesl égal, parce qu’on est riche et jeune on ne démit pas donner au monde une peine inutile comme ça... je m’en vais dire à mes camarades de prendre patience et de dormir dans leurs bottes.
SCEND XI.
LA LEVRASSE, LKONIDAS, DESCHAMPS .
dischamps, saluant.
Ne faites pas attention, messieurs, c’est une mendiante qui •masse sous prétexte qu’elle veut aller à Paris.
LÉONIDAS
Eh bien ! qu'elle me donne son boursioot, et j'irai à Paris pour elle, mais nom d’un petit bonhomme, pas dans la voiture qui nous a amenés Ici. Quelle patache ! monsieur, quelle palacho !
DESCHAMPS
Messieurs, qu’y a-t-il pour voire service, (/tanarçuanl les contorsions de la Leirasse. ) Mon Dieu ! monsieur se trouve mal?
LÉONIDI9.
Vous prenez ça pour une convulsion nerveuse ; pas dutout, c’est uneanv io d'éternuer qui n’aboutit pas; monsieur n'est enrhumé que d’hier, il no sait pas encore... {La Levrasse éternue.) Là. lo voilà maintenant comme un autre. (Coup de pied.) Ah! ah ! la patache 1 Dieu ( comme ça amortit les chairs; Bourgeois, je vous déclara quo pour huit jours au moins je suis hors d'état de faire Yolro partie.
la livrasse, aire dédain.
Mollasse, val... {A Deschamps.) Monsieur, Tbidcedont il s’agit ; noos devions trouver chez vous à minuit hier un jeuno seigneur... mais nous avons manqué les voitures... No vous at-il rien dit pour un de ses amis qu’il attendait?
DESCHAMPS
•Mais, monsieur, les personnes qui sont venues hier soir chez moi après la chasse, y sont encore.
LA LEVRASSE.
Lèonidos, lo vicomte aura été inquiet do nous et nous aura attendus. {A Deschamps. ) Le vicomte Scipion Dorivcau...
DESCHAMPS
Oui, oui, monsieur le vicomte est tà, je vais lo prévenir. lkonidas, à la Levrasse.
Qa’esl-cc que vous allez lui dira?
LA LEVRASSE.
Comment, ce que je vais lui dire... {Prélude d’éternuement.)
LÉONIDAS
Bon ! C’est comme cela que vous commencez la conversation. . . Allons, couragb! tapez-vous sur lo ventre. {La Levrasse éternue.)
scEire m.
LA LEVRASSE, LÉONlDAS, SCIPION.
sario*. entrant.
Dieu to bénisse, vieux gredinl
LA LEVRASSE.
Oui, j'ai besoin qu’il me béni MO, car je souffre beaucoup.
semnx.
D'être obligé d'acheter de la pâto Régnault? trailo à forfait, el ne paye qu'aptès guérison... La casseue, où est-elle T
Voyez ma tôle !
scirtox.
C’est une très vilain© tôt© oviv un© grosso bosse... La cassette?
La levrasse.
Voilà ce qu’elle mevaui, voire cassette.
BCiflOX.
Je no to demande pas co quVJlo to vaut.*. je te dis de me U donner*
LA LEVRASSE.
Jo l'avais, je b tenais... quand un bandit... Oh ! la police do province !
semox.
On te l’a volée ?
LA LEVRASSE.
Il m’a donne... (Conrutaions préliminaires. )
LEOMl'AS.
Un énormo coup do bâton sur la lêlo, sans doute juste au dessus du nez... c'est ce qui expliquerait... ( La Levrasse éternue devant lut, il se recule, à part.} Lue fois à Paris, je ne lui parle plus qu'avec un parapluie.
set r to».
Ainsi, tu ne mp rapportes rien?
LA LEVRASSE.
Jo voudrais bien n’avoir rien rapporté.
sciriox.
Alors jo n'ai qu’un conseil à te donner, tàcho do faire assez do toutes mes lettres do change pour l'acheter un supplément de. mouchoirs.
la levrasse.
Vous teniez donc bien & ces papiers?
sciriox.
Esl-co que jo no to l'ai pas dit, unbécille ? Régina, obéissant h b dernière vulonté do sa mère, refus© do m épouser jusqu'à qu't llu ait pris connaissante dô ces papiers, qu'elle ne doit lire | qu après avoir atteint sa vingtième année; do crainte que quelque révélation ücheuso no retardât encore, ou n'cmjiécbâl à J tout jamais mori mariage, j'ai voulu anéantir celUi cassette; tu os fait manquer h coup, tant pis pour toi 1
desciuaips, rentrant parla droite.
Monsieur lo Vicomte, il y a U des voyageurs qui demandent des chevaux do posto.
sam
Ils sont tous pris.
BESCnAïtPS.
C’est ce qu’on a dit h un monsieur respectable... mais il dit que puisqu'ils no sont pas partis...
• sario*.
Dites à co monsieur respectable qu’il m’ennuie. (Deschamps sort. )
LA LEVRiSSB.
Que vouliez-vous diro tout à l'heure, monsieur lo Vicomte ?
setrtox.
J© voulais dire, imbccitte, que puivjuo tu ne me donnes pas les moyens do faire do l'argent, ta nu seras pas pay©.(7i (ail un pas pour s'en aller. )
LA LEVRASS8.
Monsieur lo Vicomte, je m*Atta> ho à vos pas...
scinoM.
Oui, viens avec moi, il y a là-haut do mes amis qui doivent le connaître: nous te forons s iutcr par la fenêtre, et pondant que tu seras en l'atr, ü y aura vingt pans puur savoir si tu tomberas pilo ou face.
LÎOXID.AS.
Tombez pilo, bourgeois, un contre-coup peut mus sauver.
LA LEVRASSE.
On ne ruine pas un homme ainsi ; jo me plaindrai à monsieur lo Comte.
semox.
Tu m© préviendra* du jnnr, pour que j’assiste à b seèiw... Sais tu ce que tu as à faire? entre là-dedans, on te donnera je n» restes, cl lu iras à Paris faire de* fonds, j’en aurai besoin bleuté.
LA LEVtlASSE.
Mais... (Plusieurs chasseurs sont descendus et entrent en reine.)
tx CHA9SMW .
Vicomte, est-ce quo tu no viens pas ? on t’attend, c’cslà toi à tenir b banque.
scirioa.
To suis à vous, mes amis.
LE COASSETE.
Avec qui donc causcs-tu là... arec ton gouverneur ? sciriox.
Atoc mon précepteur, mon factotum, mon banquier, montre* coricr, un petit cœur d'or sous une affreuse enveloppe ; je vous le recommande.
LE C1IASSECR.
Nous nous chargeons de lui ; mais viens, on remplit les verres pour boire à ta belle échappe©.
sci no*.
Ne riez pas... je jure par b tèio do mon archi-trésorter que je la rattraperai avant que son rhume ne soit passé.
DEsciiAiwt» rentrant. et arrêtant Scipion qui ta rentrer.
Mousicur le Vicomte, cet homme respectable...
scirio*.
Quo veux-tu encor© ?