‹ Martin et Bamboche ou Les amis d'enfanceChapitre 42 sur 104 · NINON · texte numérisé non relu

NINON

Va toujours...

LA LEVRA9SI.

Sept cent soixante-seize actions dans l’entreprise des aérostats piraliélipipèdcs, cotées à la bourse de Pondichéry à cinquante* cinq roupies de prime par action...

sctnoN.

Cest excellent.

u levrasse.

Enfin, pour fusils de bois, trompettes de fer blanc, tambours etc... fournis par ma maison aux enfants do ta Smala, unuundtt li vue de neuf mille francs sur Abd-cl-Kadcr.

scipion.

Il ne s'agit que de le voir... très-bien ! et comme j'acccpto nécessairement ces valeurs, tu vas m'indiquer un honnête compère qui me les escomptera à deux cents pour cent de perle.

LA LIVRASSE

Du tout... du tout... vous vous chargera d’escompter... vous ferez co que vous voudrez...

set mon.

Que tu es bêle, va, do vouloir jouer au On entre nous, fais ce que lu voudras de tes paperasses, et quo dans une heure Léoni- (Us me rapporte mon argent.

LA LIVRASSE

Allons, je lâcherai...

scmoN.

Je ne te dis pas de tâcher, jo te dis, je le veux... Ah ! ça, tu te charges aussi de mon père, je t’ai annoncé sa visite...

LA LIVRASSE

Il peut venir... j’ai écrit une lettre quo je lui ferai donner.

SCIMON.

Comme tu voudras, arrange-toi. (En sortant, il te heurté tontre Martin qui entre.) Vous ne pouvez donc prendre garde, manant?...

MARTIN

Monsieur, il me semble que c'est vous...

scinox.

Père la Fressure... apprenez donc la politesse h ces gens là !... (/I sort.) ^

HCÈ.NE IX.

LA LEVRASSE, MARTIN.

siartix, U regardant sortir.

Quelle insolence !

la livrasse, ù part.

Cest Martin.

MARTIN, «’uUMftXnX.

Monsieur de la Fressure ?...

LA LIVRASSE

C’est moi, monsieur.

MARTIN

Léonidas m’a dit qucjo pouvais me présenter à vous, pour obtenir quelque emploi dans vos a noires.

LA LEVRASSE.

Que faites- vous en co moment?...

MARTIN

Rien encore, monsieur; un protecteur que je croyais trouver S Paris est mort de mort subite. J’ai cunsarré doux mois b chercher une personne que j’aurais le plus grand intérêt à trouver. J’ai dû interrompre mes rechercncs parce que j’avais épuisé me? ressources... Maintenant, je fais quelques écritures, mats ce travail no peut suffire au plus strict nécessaire. Je suis seul, je ne connais personne. Léonidas a dû tous dire.

LA LEVRASSE.

Oui, Léonidas, mon premier commis, m'a parlé de voua comme d’un garçon d'esprit et de cœur.

MARTIN

Ce n’est ni le cœur ni la volonté qui me manquent, c'est le travail, je ne demande que du travail.

LA LIVRASSE

Jeune homme, votre physionomio me plaît... vous m'intéressez. Il ne sera pas dit qu’un négociant qui a toujours fait honneur à sa signature aura laissé ! honnêteté dans la détresse. Ah! û donc ! û donc !

Monsieur, vous m’aurez sauvé... que de reconnaissance !...

LA LEVRASSE.

Jeune homme, il y a en vous des qualités précieuses, je tâcherai de les utiliser... Pourriez-vous, par exemple, me servir

d'intermédiaire auprès d’un homme très-bien placé, monsieur le comte Durivoau (Martin fait un mouvemmJ.) Vous le connaissez ?...

MARTIN

Non? monsieur, j’ai entendu parler de lui.

LA LIVRASSE

Monsieur le comte Duriveau a uu fils auquel j’ai eu le bonheur de rendre quelques services d’argent... J’en suis bien mal récompense... 1« père est dur et oublie trop les erreurs de sa jeunesse... il faudrait lui parler, lui dire qu'il faut se rappeler qu’on a été jeune... ( Regardant dans ta rue.) Je ne me trompe pas... le comte!., il cherche mon magasin. Diable! h peine ai-je lo temps... Ecoute* vite... Fn un mot, monsieur Duriveau a aussi scs orages de jeunesse... il n’est pas sans quelque reproche à sofa ire... enfin, parlez chaudement, adressez-vous à son cœur, a tous les bons sentiments...

MARTIN

Mais, monsieur, je no Mis vraiment si je dois...

LA LEVRASSE.

Oh ! nous n’avons pas lo temps do discuter, songez que co pauvre jeune homme a mis tout son espoir en vous...

MARTIN

Cependant, permeitcz-moi...

Et comme il faut tout prévoir, si lo Comte résistait, vous lui remettriez celte lettre, qui obtiendra tout de lui.

MARTIN

Mais...

LA LEVRASSE.

C’est tout... le voilà... plus lard jo répondrai à toutes vos questions... Dites que je suis sorti.

MARTIN, à pari.

Ah ! je ne pensais pas que ce fût pour un pareil emploi.

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