‹ Martin et Bamboche ou Les amis d'enfanceChapitre 43 sur 104 · SCENE z · texte numérisé non relu

SCENE z

MARTIN, DURIVEAU.

DURIVEAU.

Monsieur la Fressure!

MARTIN

11 n’est pas ici, monsieur.

DURIVEAU.

A quello heure peut-on le rencontrer, je reviendrai...

MARTIN

Pardon^ monsieur le Comte, en son absence j’aurai à vous entretenir...

DURIVEAU.

Vous, monsieur?...

MARTIN

Oui, monsieur lo Comte.

Mais, qui êtes-vous?

MARTIN

Mon nom, parfaitement obscur et commun, Martin, n’ajouterait aucune autorité à la mission dont jo suis chargé.

duriveau.

Une mission !

MARTIN

Une mission gravo, monsieur lo Comte.

DURIVEAU.

Parler, donc, monsieur Martin.

Martin.

Monsieur lo Comte, je dois vous entretenir de votre fils.

TURIVEAU.

Arrêtez, monsieur, j’ai déjà fait dire h monsieur de la Fressure, que jo n’enlendais en rien mo rendre responsable de dettes usuraires dont la suuroo est aussi impure que l'emploi.

MARTIN

Monsieur, je ne veux pas excuser des torts que je ne connais pas, mais n'est-il pas à craindre qu'une sévérité excessive ?

DURIVEAU.

De quel droit jugez-vous la conduite d’un père avec son fils? Du reste, ce langage doit être celui do vos pareils.

MARTIN

Monsieur...

Quand on fournil aux sottises des enfants, il est juste do blâmer la sévérité des pères...

MARTIN

Il serait peut-être juste aussi, monsieur, avant de s’armer ainsi do rigueur, de jçter les regards sur son passé...

DURIVEAU.

Quo \oulez-vousdire?...

■mis.

Rien, monsieur le Comle, sinon qu’il est bien peu d’hommes d-’ votre Age qui en repassant leur jeunesse, n'y trouvent uuo leçon d’indulgence.

nr ni veau.

Ce n’est pas de votro bouche...

MARTIN

Brisons là. monsieur lo Comte, je n’ai plus qu'à tous reraeitro ce billet, et j’attends yotre réponse...

DCRIVCAL', flttJFlf.

« Monsieur le Comte, vous devez comprendre qu’on est par- » follement au courant de tout... *» [Parle.) Que signifie? (Lisant.) « C’est très bien de se présenter aux su tirages de ses cou* » citoyens... mais !o nom de IVrrine, sa séduction, son enfant » abandonné, commenteraient mal uuo circulaire electoralo.

MARTIN

Qu’entends-je T

DüMYEkO, mnrinuanf.

«On répugne cependant à détruire une rep uta lion si bien éta- » blie, et on vous laisse la liberté de h sauver île lout échec, si vous » vous engagez It remettre dix mille francs dont on a besoin ta fa- » mille d’un artiste malheureux. » (.iuc tndignqfùm.} Infamie 1 c'était un piège odieuil

MARTIN

Monsieur, croyez...

DtnUTRAU.

Pas un mot, monsieur.

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