‹ Martin et Bamboche ou Les amis d'enfanceChapitre 85 sur 104 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Lts Bftacs, SCIPION .

setrios.

Mon

ntSQirai, reculant.

Oli! oui... oui... tant d’audaco épouvante.,.

scmo.v, à Batquine.

Laisscz-nous...

nacra.*, à Batquine.

Restez!. .. Oh! jo vous eu supplie, n o me laissez pas seule avec iuL sciriot.

Soit ! qu’elle reste I Bla chère cousine, jo viens savoir vos iotenr lions...

niura*, a Basquine .

Vous l'cnlcndcz...

semorr.

Et pour vous guider, je vais vous diro mes intentions, b moi, Je me doutais bien quo vous aviez peu d’entrainement ver» moi, mais depuis hier seulement jo sais que vous en aimez un autre, nacra*.

Monsieur !

cerna*.

Mon Dieu I il voos en ooûlo d'avouer que vous avez préféré un ancien saltimbanquo ; quo roulez-vous ? jjl/on/iant Bo^uine.) Cela peratl être un penchant chez vous; mais je suis sans préjugés, moi, et je respecte vos goûts.

niera*.

Mais monsieur, cette ironie...

BCinOJ».

Ce n’est pas do l'ironie... c'est seriaux... Qu’un monsieur Martin ait été votre amant hier, qu’il 1© soit oncore aujourd'hui, qu’il continue b l’étro demain, que voulez-vous que coin m© fasse? Au bout de quelques jours de mariage nous nous séparerons d'un commun accord. Vous aurez toute votro liberté... j'aurai la mien no; uno riche pension assurera votro indépendance, vous vivrez où vous voudrez... vous ferez ce quo vous voudrez... j’agirai do môme... et nous ferons comme tant d’autres ménages. D'après ce que j’ai tenté hi**r... vous voyez c® dont jo suis capable; réfléchissez bien, il faut que ce mariage se fasse et qu'ils© fasse promptement, sinon dan» p*u de jours tout Paris sauta les intrigues amoureuses do mademoiselle llégina do Noirücu avec un mUcrablc saltimbanque.

nacra*.

Mais on n'ajoutera pas foi b une pareille calomnie, sctrion.

Détrompez-vous, la société est trop avido de petites histoires scandaleuses pour no pas les propager... Choisi!** z donc... entre un mariage qui, j© vous le répète, vous laissera toute votro liberté, ou une lutin sans roerci ni pitié...

nÊcra*.

El j'avais la faiblesse... la Lkhelô de vouloir cacher b votro père... ce que celle nuit...

SCJWOFf.

C'cstla première confident© quo jo lui ferai h son retour.., afin que comme vous il jugo par Ib do ms résolution.. Jo compte sur lui pour vous décider, car, b lui «us*i, j« dirai qu© je veut ce mariage b tout pris. (A'n parlant, tf surîmes r ers Bégina, qui recule et semble se réfugier sous la protection de Basquine, qui t'est tenue un peu à Pécari immobile et muette.)

nécra*.

O mon Diea !

dWWN.

El si demain h midi je ne suis pas assuré do votre consentement. atten b»z-vou«, ma cher- m-iMno... (En ce moment il rrt tout prêt de Régina, qnt tombe défaillante; il va prendre ta main, Rarquin* passe entre elle et lui et le repousse atte énergie.)

BASQl'IRR.

Arriére, monsieur... je ne veux pas quo tous tous approchiez davantage.

•ario*.

Basquino en colère !

BASQCIRE.

Oui, üitsquine révoltée de tant d'audace et d'atomie .. Basqtiine h <s«ii l'indignation donne plus de force qu'il nVn faut pour lulkr-r contre toi!... Ah! cela t'étonne; jo nVlais qu'un ver do terre... mais pendant que ton pied m'écrase, je relève la tè'e cl

je crio au ciel Frappez, mon Dieu! mais frappez donc... ut

anéantissez cct infime !

SCIPIO*

Tu Tas chercher ton secours un pou loin.

BASQMRE.

M'essaie pas do sourire, car la terreur est au fond do ton âme... Lovez-vous. mademoiselle. [Elle la prend et la soutient <F un irai.) Lotcz vous pour écraser do plus haut sa monteuse audace. . Je le «iis bien. Vicomte, tu no fléchirai pns devant nous, ton orgueil satanique te soutient encore... mais no sois jamais seul... car nies prédictions do chute et do châtiment se lèveront devant toi et viendront te mordre au t œur.

sono*.

FiUe de l'enfer! ( H s’arrête enrayant entrer un domestique.)

Basqi'ixk, ô mt-rotr.

Tiens t la présence de cct homme suffit pour to forcer h rentrer ta rage... un valet to fait peur!

«ctNOR, bat.

C'est une guerre h mort...

■ASOCTHE, tas.

J'accepte !... ta mourras !...

sciriOR, à Régina.

Vous m’avez entendue, réfléchissez. (H sort.)

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