RÉGINA, MARTIN
MARTI*
Vous m'avez fait l'honneur de me prier de venir ici, mado? moüelle;
Résina*
Oui, 11. Martin, j’avais besoin de vous voir, de vous exprimer toute ma reconnaissance pour le nouveau service quo vous m ain rendu .. Cette nuit, muette de terreur, ie n’ai pu trouver des paroles... je vous dois plu» que la vie, M. Martin, jo vous dois l'Honneur.
■ARH*.
Je suis récompensé au délit de toutes mes espérances, mademoiselle, par 1» bonheur do vous avoir été utile...
régira.
Oui... oui, je sais que les rieurs comme te vAtre trouvent far plus douce recompense dans le dévouement dont ils donnent les plus louchantes preuves, et c'est ce qui m'enhardit h vous adresser une prière...
MARTI*
Oh t parlez, qu’eiigez-vous, mademoiselle !
L’auteur de l'odieux attentat auquel gTâco b vous, M. Martin, j*ai pu échapper hier, vous est connu, et vous savez qu'unie à lui par les liens du sang, mon devoir m'impose des ménagements, car enfin, souiller son nom ce serait souiller le mien, et puis...
martir.
Soyez sans inquiétude, mademoiselle, lo nom qu’il porte le met b l’abri de toute insulte, do toute vengeance!
RÉGIRA
Mais vous ne connaissez pas lo caractère froidement méchant de Scipiou. C'est peu de vous poursuivre do ses insultes, de ses menaces., il aura recours b la calomnie, aux mensonges les plus odieux... Do grâce. M. Martin, ayez pitié de moi... je n’ai pas le courage d'aclicvcr ma pensée...
Marti*.
Jo l’ai déjb devinée, mademoiselle... Vous voulez me prier do m’éloigner, de ne plus vous revoir?...
régi**, tarifant les yeux en signe d’assentimmt.
11 le faut, monsieur Martin !...
MARTI*
Il lo faut... soit! Mais b mon tour, je vous dirai : Do grâce! mademoiselle, no cherchez point un prétexte pour m'imposer cet exil, j'en connais la cause I...