RÉC1XA
La cause!
Marti*.
A cct homme, h cet ami d'enfance dont jo ne pouvais vaincre autrement l'erreur ol l’obstination, j’ai dit que jo vous aimais.
RÉGIRA
Oui, je me souviens...
MARTI*
C'était pour vous sauver, c'était pour que cet homme, mou ancien camarade, eût pitié de vous.
REGIRA.
C'était seulement pour venir b mon secours?
MARTI*
Comment aurais-je osé do si bas, élever les yeux jusqu'il vous! Un malhnuP’ux disputant sa vie b la misère aurait l’audace d'aimer une héritière que sa fortune, sa noblesse, sa beauté rendent un objet dVuvio pour les plus riches et les Plus nobles 1... Oh! non, vous lo comprenez bien ! c'est impossible.
RÉGIRA
Monsieur Martin, je vous avais prié de ne pas m'affliger; au nom des heureuses années do notre enfance, au nom do tout le bien que vous m'avez fait, que je n*a» point oublié, que je n’oublierai jamais... cessez de me désespérer on me disant que vous ne m’aimez plus...
MARTI*
Ne pas vous aimer ! mais je ne l'ai pas dit, mais jo no l'ai pas pensé!... mais vous ne l’avez pas cru. toute ma vie, toutes mes actions ne vous crient-elles donc pas : Il t'aime ! Honteux do oe qu'il est, reganJe-le bien !... il renfeimo ce secret au fond de son coeur, il sc tait, il dévore «*» larmes, il étouffe ses tortures ; mais regarde ce front où la douleur trace son sillon, «l œil qui te détourne, ces tressaillements qui l'agitent b ton approche... Ah! c’est un malheureux I... il t'aime! il t’aimel.