‹ Martin et Bamboche ou Les amis d'enfanceChapitre 90 sur 104 · CU UDI GÉRARD · texte numérisé non relu

CU UDI GÉRARD

su

Lesquelles?

Je suis noble...

Après?

CLAUDE GERARD

DURIVEAU.

On me montrerait au doigt...

Après?

du h I veau.

Toute ma (aimlle me blâmerait.

CLAUDE GÉRARD

Après?

DVRIVEAO.

Mais ne trouves-tu pas que co soit assez?

CLAUDE GERARD

Vcui-lu me permettre quelques questions?...

DU Al VEAU.

Parle...

CLAl'OE GÉRARD.

Perrine, par sa coquetterie, par quelque manège, t’o-t-elto donoo h penser quelle cul bu me le projet do lu séduire?

DURIVEAU.

Non, ello a toujours été une jeune (lllo modesto cl réservée.

CLAUDE CKRARD.

As-tu eu quelque peine b triompher de sa vertu?

DURIVEAU.

Oui!

CLAUDE GERARD

Ne lui as-tu pas promis do l’épouser ?

DURIveau, arec em barrai.

Oui.

CLAUDE CKRARD.

As-tu pris lo ciel b témoin do les serments?

duaiveau.

Oui!

CLAUDE GERARD

As-tu engagé ton honneur?

duaiveau.

Oui...

CLAUDE GÉRARD

Comte Du ri veau, jo ne suis pas plus sévère qun le monde pour ces intrigues qu'il voit naître et qu'il oublie; mais quand on va dans uno honnête famille chercher une pauvre enfant qu'on égare, dont on (rouble la rahon, que l'on fascine par 1rs illusions d'un brillant avenir* olit alors, vois-tu, il faut tenir le serment que Dieu a reçu, il faut racheter son honneur; je nevoisqu’uno seule position où l'on puisse s'en dispenser, c'est celle du prince que la raison d'état enchaîne... Itéjouis-toidonc, Charles, retnercio Dieu de pouvoir être honnête homme Kl co mariage, ne t*cn fais pas un mérite, car il t'apporte le bonheur; regrette, ami, qu'il ne te coûta aucun sacrifice, qu’il ne l'ùto point louto ta fortune, b ce prix lu pourrai* dire encore : No fais-je pas bien de dégager la foi quoj'ni donnée?... Mais Perriuu l'apporte un trésor sons prix, un fils digue de toi, un fils digne d'amour cl d’cslimo... { J?n parlant , il ouvre ta parte de l'appartement où est entré Martin, qu'il prend par la nurui.) Kl niamlenanl, ivre do ioio et d'orgueil, tu peux crier nu monde entier : No fais-je pas bien de racheter mon honneur? {Pendant qu'il parle, Duriveau te promène arec inquiétude, Martin, se troues devant te Comte, çu< lui ouvre Us bras .

Viens, mon fils I viens... jo veux racheter mon honneur!

■ARTIX.

Mon père !

Claude Gérard, s’approchant de Duriveau.

Charles I il y a trente ans que nous no nous sommes embrassés. [Ils tombent dans Us bras de l'un de l'autre.)

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