VO
Huitains rimant aabababb, en vers de 10 syllabes, sauf les 3« et 7® vers qui en ont 4. (Fol 128 r^\)
Dizains monorimes en vera de 10 syllabes (fol. 139 vo).
Strophes de 1 S vers, abaabbbabbbbbab, en vers de 7 syllabes, sauf les 4®, 8®, 9^ et 12® vers qui en ont 3. (Fol. 67 ro.)
Strophes de 16 vers de 7 syllabes, aaabaaabbbba aaab. (Fol. 45 r°.)
Strophes de 18 vers décasyllabes aabaabbbabba aabbba. (Fol. 57 v<>.)
Voici, pour terminer cette énumération, une petite pièce en vers de 2, de 3 et de 7 syllabes.
Avise toy en chemin ; Car pechié Embuschié, Embronchié,
Et par grant barat muchié En habit de pèlerin, Se faint de vertu voisin,
Affin,
Cousin,
Afin Oue de son mauvais venin Soyes tantost allechié ; Lequel quant auras touchié.
Bechié,
Lechié,
Suchié, Prins seras et empeschié, De chayennes atachié, Villainement desmarchié, Du sentier d'amour divin ^
La rime chez Martin Le Franc, comme généralement chez tous les poètes du XV® siècle, est riche. Mais on ne trouve pas encore chez lui les rimes équivoquées des rhétoriqueurs de la fin du siècle, sauf peut-être un ou deux exemples épars dans les 24000 vers du Champion.
Fol. 23 r*^. Champ es tre rimant avec champ estre.
Fol. 27 ro. Car je ne sui des fols béjannes ; Béjannes sont, je ne le ny, Car certes ils ont les becs jannes Plus que les oiselets du ny.
Fol. 30 v^. Terrestre — terre estre
* Estrif, fol. 163 vo.
Fol. 5 1 v°. Ja ne pœust (Jupiter) ses soupes moullier Avecques Almena la belle Qui fut d'Amphitrion moullier^ S'il ne faisoit quelque cautelle.
Pour ce le corps et la cote lie D'Amphitrion vesty...
Fol. 73 v^. Ne fay d'aultrui ton secrétaire^
La langue humaine trop tost vire.
Quant tu pourras ton secret taire Tu ne te doubteras du dire.
Fol. 8o ro. cornettes — de corps nettes
Fol. 103 ï^.folyé — fol lyé
Fol. 109 x^, parchemin — par chemin
Fol. 112 r^ Maintenant me souvient à'Orthensey Aussy est il temps que j'en dye.
D'elle qu'en peus-tu dire ? or tense.
Or t'en debàt a l'estourdye.