‹ Masques et visages GavarniChapitre 12 sur 45 · LES MARIS · texte numérisé non relu

LES MARIS

Vous riez, philosophe? Quoi! il y aurait donc encore le mot pour rire dans cette éternelle comédie des Maris y qu'on fait paraître nouvelle en retournant les habits? Ce n'est pas vous qui irez habiller vos personnages de costumes usés jusqu'à la trame. On a bien longtemps et bien injustement raillé la casaque du bonhomme Dandin et le pourpoint de M. Sganarelle; ne vous semble-t-il pas qu'il est bien temps de prendre un peu en pitié les visions cornues de celui-ci et les doléances de celui-là?

Mais on veut toujours rire des maris! Eh bien', taillez et façonnez à la mode nouvelle le manteau du comte Almaviva , cet enragé donneur de sérénades, qui entra un jour en ménage par la fenêtre. Vous savez ce qui advint : un peu après la lune de miel, le comte éprouva des langueurs, et l'on soupçonne qu'il fut réduit à jouer ses meilleures chansons pour sa servante, tandis que madame la comtesse se

laissait attendrir par les romances de M. Chérubin.

Vous dites : « Le comte Almaviva est mort. » Je le sais, et il n'a pas eu d'enfants. Mais il a laissé son chapeau à plume et sa guitare; vous avez dû les voir. Si vous connaissez des maris désenchantés, qui essayent de se ragaillardir et d'escalader encore les balcons, ce sont les héritiers d'Almaviva. Qu'ils soient les personnages de votre comédie; voilà, voilà les maris qui nous feront toujours rire.

Il y a des hommes qui s'arrangent de n'être pour une femme que la raison

d'un chapeau.

Ce qui fait les qualités du] maii qu'on aime fait les défauts du mai i

qu on n aime pas.

— Les hommes ! m'ame Hue... quand ça veut les femmes, c'est des sansonnets ; on en prend un , c'est un crapaud.

— Avant la noce, Colastique, fêtais pas si chiche de beurre dans nia soupe... et pourtant le beurre était plus cher.

— Madame Beauminct va bien?

— Très-bien, merci... Mais ca me fait trois filles.

— Comment, chéri, je ne sauvai pas où j'ai fourré ma capote grise 1 — T'as si peu de tête!., et tant de chapeaux!

— Ta, la, ta, la! comme si le code civil m'obligeait à t'cntrelenir de colifichets à si cher l'aune!... avec ça qu'il t'en faut pour un cotillon!... Quand on a des fantaisies comme ça, Zéphirine,on ne grossit pas comme tu fais.

— Fortuné, mon Dieu i

qu'est-ce que tu fumes donc là, qui pue comme cela ?...

— Ça ? Mais, Ribie, c'est de ce bon tabac que j'apportais chez ton père avant notre mariage... et dont tu raffolais, Bibie !

— La paternité, ça gâte la taille!

— Toi, Beaumiuet, au milieu de loua tes défauts, j«' ne te vois qu'une qualité : In es hypocrite.

— Mon cher, votre femme ,i^S§a^5*^*v est charmante.

— Mon cher, la vôlre est mieux!

— Ah! bien, Beauininel, uallon* pa> cJiuer là! on est trop mal.

— Dèdèle, c'est meilleur marché: nous ne sommes que nous!

— Vous crovez donc, cette personne m'a remarqué?

— Ça ira godelurcr on ue sait où, pour vous faire en rentrant un mensonge mal fait... et Mo'sieu se fichera dans le toupet que tout est dit!

— Comme tu mens mal,

mon chéri.

— C'est grave à penser, chère Madame; mais la seule chose que les maris de beaucoup d'honnêtes femmes puissent trouver chez ces drôlesses, et non dans le ménage... c'est d'être dupes.

— T'as beau dire que c'est pour un bal de charité... je trouve que t'as là une petite tenue bien charitable!

— .le ne sais vraiment pas comment m'ame Lebuché ose se décolleter comme ça... c'est indécent!...

— Le matin, oui... mais le soir...

Item., pour avoir montré, au bal de la Préfecture, le signe particulier que Madame a dans ledos, 562 f. 40 c.

— La maîtresse de qui?

— De Savinien.

— Roué de Savinien! elle est presque aussi bien que sa femme.

— Voilà Savinien entre M"" de Naile et sa femme.

— Enlre l'amour et l'amitié.

— Ah! si vous ne m'aimiez pas, mon futur, vous seriez bien ingrat, car j'ai bien aimé mon défunt !

— Voyons , m'ame Rabat- Joie, lais ton bec!... et qu'on vienne baiser son vainqueur!

— Comme tu me fais mal!

— La dernière passion de mon époux! voilà ce qu'en dit le daguerréotype.

— Pas jolie, l'air commun... et quelles mains!... On se demande ce qu'une créature comme ça peut avoir pour elle.

— L'illégitime, ma chère.

— Ah çà, mon gendre, vous ne craignez pas d'envoyer votre femme... comme ça... faire trois cents lieues... en diligence?...

— Je connais le conducteur !

— Pa'c'que? Pa'c'que ça n'm'va pas pa'c'que ça m'plait pas! pa'ce'que je...

n'ie veux... pas!

— Dieu , mon ami , que je te trouve beau dans ce rôle-là!

— Adolphe (il fait si beau lemps aujourd'hui !), sais-tu, si tu étais gentil, ce que tu ferais?

— Oui... je ne ferais rien.

— Hein?... non, j'aime pas ce ruban-là... Ça te va mieux quand tu te coiffes comme m'a me Henri.

— Trois ou qnatre méchantes chopines... ça tourne de l'œil !... et ça vous a promis aide et protection au pied des autels ! ... un canard comme ça !...

— Pour passer inspecteur, faut des protections, et c'eftt-i' toi qui m'en auras des protections?

— M'sieu Salomon, je connais ce que tout un chacun doit au sexe; mais. si mon auguste épouse ne reçoit pas sa trempée ce soir, je veux que ce polichinelle-là me serve de poison !

Et le jeune homme du juge de paix Ta dit à mon épouse; il a dit :

« Femme Figareau, on n'a aucun droit de faire la moindre' chose à son mari tant qu'il a le code civil de son coté! « "

— Ces godelureaux-là, voisin, ça ne doute de rien!..* En huil jours, relan! ça veut être adoré d'une femme qui, après huit ans de mariage, ne peut seulement pas souffrir son mari.

— Sac à papier! Dorothée, j'ai oublié le mou de ton chat — C'est ça ! mais vous n'avez pas oublié le biscuit pour votre oiseau, égoïste!... C'est bon ! c'est bon! si mon chat n'a rien , je lui donnerai l'oiseau , moi !...

— Je suis comme ce personnage d'Henfe> ry Monnier qui n' aime pas les épinards.

Je n'aime pas le piano et j'en suis content, parce que si j'aimais le piano, ma femme jouerait du cor de chasse.

— Et voilà le grandissime secret que mon seigneur et maître me cache depuis un mois!

— Et vous le connaissiez ?

— Depuis six semaines.

— C'te Sainte- Ursule-là? c'est

une vieille étude... d'un objet que...

(jadis!) je... tenais... sous ma serre puissante. — Serre tempérée, ma poule.

me dérange.

— On djt que le mariage range un homme. Moi, je ne sais pas..... ça

LES ENFANTS TEK H I BLES

LES ENFANTS TERRIBLES

Un écrivain américain, Washington Inving, a dit que les petits chiens et les enfants étaient des membres influents de la société française. L'observation a pu paraître malicieuse aux États-Unis; en France, elle ne blessera personne. L'attachement des dames sensibles plaide assez haut pour les chiens : nous ne parlerons que des enfants.

Ils ont toujours tenu une place considérable dans les sociétés polies. Un célèbre capitaine grec ne craignait pas de dire que son fils gouvernait la Grèce, parce qu'il gouvernait sa mère, qui le gouvernait lui-même. Ce mot nous donne tout de suite le secret de l'influence des enfants dans une société. U ne si grande autorité dans un âge où la raison n'est nullement développée, où tous les instincts ont encore une force de ressort qui les fait prédominer, doit nécessairement produire des tyrans. Mais le

8G MASQl ES ET VISAGES.

mol est affreux; ou les appelle des eufauls lui rihles.

L'enfant terrible est celui qui ne s'est pas plié aux préjugés, qui ne connait pas les artifices de la langue dorée, et se heurte à tout, excepté à la vérité qui est suspendue à ses lèvres. C'est un sauvageon dont les fruits sont toujours aigres. Il est curieux, impertinent et indiscret autant que bavard, sans qu'il entre de méchanceté dans ces défauts. Malgré toutes ses imperfections, il a du bon; les parasites et les amoureux le redoutent autant que le chien de garde.

Écoulez-le; on croirait que c'est une bouche de fer qui parle.

I KS F\H\TS I KM lilKl.KS

ce mo'sieu qui a ce ne/

- Maman, c'est ino'sieu... lu sais,

- C'est vous qu'êtes le grand sec qui vient toujours pour dîner?... Mo'sieu, papa n'y est pas.

— Qu'est-ce donc qui l'a inventée la poudre, mo'sieu :>... que papn dit que ca n'est

pas VOUS

— Est-ce que c'est vrai, mo'sieu

d'Alby, que tu couperais des liards en quatre?... Sapristi ! comment donc que tu peux faire!

- Maman va venir, pas tout de suite; elle est avec madame Pelet.

Vous ne la connaissez pas, madame Pelet ?... c'est une vieille dame qui vient prendre les cheveux blancs à maman avec une petite pincette... Maman en a joliment ! moi, je n'en ai pas.

1$ ^*rwf> rf#*^7> Petit chérubin, j'ai apporté du bonbon pour vous; je vous le donnerai quand je m'en irai...

— Eh bien! mo'sieu, donne-le moi tout de suite et puis va-t-en.

LES ENFANTS TERRIBLES

— Mo'sieu! n'est-ce pas que ça n'est pas vrai, que vous n'avez pas les cheveux peints ?

— N est-ce pas , mo'sieu Prud'homme, qu'il ne faut pas mettre un h à omelette? .. Là, vois-tu, maman!

— Mère! est-ce que c'est le crevé de ce matin, que t'as dit que ça . serait toujours assez bon pour lui?...

— Que tu es donc godiche, Toi non, de «HP j \v venir tous les malins comme ça pour que papa te mette de l'argent dans ton affaire... puisque tu vas faire banqueroute, bête!

tiO MASQUES FT VISAGES.

0l^t>Ci^^4 — Est-ce que vous pave/ dos impositions comme papa,mo'sieu Pastorin, pour être usurier?

5; — Ma tanle Aurélie qui disait l'autre jour h maman qu'elle t'en ferait voir des prises si tu deviens son mari... Des grises... quoi donc, dis ?

— Maman a écrit à moVieu Prosper, et papa a vu la lettre.

Oh! il était joliment en colère, papa... parce que maman avait fait une faute.

— Ils t'ont dit de jouer tant SSlIratr / q ,ie tu voudras dans la &a1le à manger? et ta mère!... t'a donné?., quatre sous!... Malheureux!...

LES ENFANTS TERRIBLES

— Décidément, mon cher ami, vous n'êtes pas

de U)i cc au pique! ; je \ous enfonce.

— Oui !• mais comme papa vous a bien enfoncé aussi, pas vrai, père? dans l'affaire des suifs!

— Voyons! faites attention : Que doit-on donc faire, lorsqu'on a

péché?

— Quand on a pêche?... Quand on a pèche, tiens! on revient à la Maison-Blanche, avec tous les barbillons dans un panier; et ma bonne les mange avec Landerneau : c'est un grand soldat qui a des bâtons blancs sur la manche; moi j'en mange aussi, tiens!

— Maman ! maman ! ce monsieur du Luxembourg, que tu as dit (tu sais bien?) que c'était un grand ami de papa!... il n'a pas salué!... Ah! par exemple, en voila un malhonnête!

— La canne que papa a trouvée dans l'armoire de maman, le jour qu'il était si en colère, elle est bien plus belle que ça •

[^\ — Comment s'appelle madame *' votre mère?

— M'sicu, maman est une demoiselle.

— Mo'sieu, onjnc peut pas voir papa; il est en train de faire faillite.

— N'est-ce pas, ma mère, que c'est bien vilain de dire : vous m'embêtez? Eli bien! ma bonne a dit tout à l'heure à mon papa : Vous m'embèlez... Ah ! mais, oui!...

LES ENFANTS TERRIBLES

— Celte madame tic Lieussaint, est-elle bête!... Puisque je suis Charles Du bourg, et que tu es mon papa, tu ne pourrais pas l'appeler Georges Dandin !

— Un petit de la pension qui disait que Tétais renégat; j'y ai fichu des gittles... N'est-ce pas, père, que t'es catholique ?

LES PARENTS TERRIBLES

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VUl

LES PARENTS TERRIBLES

Quand l'enfant terrible a atteint l'âge de discrétion, il passe d'une venue à l'état d'homme terrible et de parent terrible. Il y a entre ces deux caractères la différence du fruit vert au fruit arrivé à maturité : il n'y a que l'acre té de moins.

Les parents terribles seraient d'honnêtes parents et les meilleurs des parents, s'ils étaient capables de parler à point et de se taire à propos. Ils font, par un défaut de circonspection, le martyre de leurs enfants, qu'ils idolâtrent. S'ils n'étaient que futiles et oiseux, ils passeraient seulement pour des bavards fâcheux; mais ils sont inconsidérés, malavisés et incommodes jusqu'à la torture : ce sont de véritables bourreaux. Ils touchent aux choses les plus délicates avec la même imprudence et la même élourderie que les enfants touchent aux objets les plus fragiles. Rien ne peut les retenir, ni les convenances, ni le ridicule, ni la crainte de déplaire, ni même la décence;

<J8 MASQl ES ET VISAGES.

ils bravent l'honnêteté dans les mots, tout commr des latins, et appellent toutes choses par leur nom. Ils ne s'aperçoivent pas de l'embarras qu'ils donnent. S'ils parlent, leurs enfants tremblent; ils vont dire infailliblement ou une sottise ou une grossièreté. On ne les écoute qu'avec des transes ou la rougeur au front. Ils pensent n'être que sincères et exempts de préjugés. Une des conséquences les plus tristes de ces esprits positifs et froidement réalistes, est de n'être frappé que par le vilain côté des objets; c'est ce qu'ils appellent aller au fond des choses. Montrezleur un lac limpide et transparent, ils feront remonter la vase à sa surface pour vous convaincre d'une illusion dangereuse.

Ou voudrait que de pareils parents fussent méchants pour avoir le droit de les haïr; mais ils sont bons, tendres et dévoués: on souffre en secret, et on les aime.

LES PARENTS TERRIBLES

— Vojtons, Achille, un nom pour la petite, un nom eii a...

-- Paméla...

— Amanda... Amélia... Maria...

— Théodora... Y a Emma.

— Emma ou Thérésa.

— Et Indiana.

— Ah! Indiana !... voilà !

— Vraiment , ce n'est pa s parce que c'est mon fils ,

monsieur le baron, mais tout petit, Tata... (nous l'appelions Tata eh bien! il faisait déjà des choses... très-drôles.

— Eh bien! Mo'sieu, vous allez voir ce que nous a fait un jour ma petite...

quand elle était toute petite ..

— C'est gentil, mais!... pourquoi est-ce que ton feuillage

est toujours fait .avec les mêmes 3?.... 33... 333

333333!... Mais c'est gentil.

— Et moi, je défends qu'on ait de ces moustaches-là... sous aucun prétexte!

— Qu'est-ce que t'as , Mimie?... encore tes satanées coliques?

LKS PARENTS TERRIBLES. loi

— Mo'sieu Charles m'a dit : Enfin qu'est-ce qu'elle a ?...Eh bien!

j'ai dit : ce n'est rien... j'ai dit ce que t'as.

— Viens, va! nous resterions là jusqu'à demain... Un bal, c'est toujours la même chose.

— Voyons, Beanminet, nous avons donc encore été frappé ce matin dans ce que nous avons de plus chair?

— N'est-ce pas, papa , que le mo'sieu du petit jardin a une belle tête?

Ton mo'sieu du petit jardin a une perruque.

MASQUES KT VTSACF.S

— La jolie pièce!

— Toujours la même : il v a quarante ans que cet amoureux-là est à épouser son amoureuse.

Celle-là peinl.

— A manda, vous avez. été sourde à tout ce que la tendresse peut trouver de... choses dans le cœur d'une mère!... A présent, épouse-le, ton cornet à pistons , et fiche -moi la paix!

— Ah ! tu me reconnais pas aux ;.y7WSmmm>W& Champs-Lysées quand j'ai pas ma redingote!. . Mais, malheureuse enfant, quand t'es venue au inonde, toi, qui qui t'a reconnue?

LES PAREVTS TERRIBLES.

— Jacques Maubourguet , t'as voulu faire un mo'sieu de ton garçon, qui n'est qu'un rien du tout... bon!... Mais le v'Ià vicomte... de Maubourguet ! Jacques, mon bonhomme, comme n\v a qu'un Dieu! tu vas me lui secouer la vicomte... et pas plus tard que tout de suite.

— Enfin, mon oncle, dis-moi... des amours de fleurettes comme ça , d'où ça vient et ce que ça devient...

— Du fumier.

COMKDIE BOURGEOISE.

COMÉDIE BOURGEOISE

Le mot bourgeois a perdu pour nous sou acception primitive et ne représente plus guère qu'un être abstrait. Autrefois il était facile de dire où commençait et où finissait la bourgeoisie : elle constituait une classe parfaitement distincte et définie; mais la révolution de 89, qui a confondu tous les rangs, n'a laissé subsister qu'une division arbitraire, et il ne nous reste plus qu'un mot sans aucune signification précise.

Demandez à l'artisan ce qu'il entend par le mot bourgeois ; il vous donnera tout de suite l'idée d'un maître dominé par un égoïsme étroit et un intérêt sordide : dur et hautain avec les inférieurs, humble et obséquieux avec les supérieurs.

Demandez à l'artiste quel sens implique pour lui ce terme : bourgeois II vous dira qu'il individualise la sottise présomptueuse.

Demandez au gentilhomme, qui croit encore au

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blason, ce qu'il pense du bourgeois; il vous le peindra dévoré de l'envie de s'élever, raffinant sur les belles façons, et réussissant médiocrement à faire l'important et le glorieux ; fastueux sans délicatesse, et pince-mai IWî du même coup.

En réunissant tous ces traits, on parviendrait à dessiner la figure du bourgeois. Gavarni achèvera la ressemblance en quelques coups de cravon.

COMEDIE BOURGEOISE-

Germain est farce!

— Oh I mais, voyez donc, M'sieu Berthot comme le faubourg Saint-

— Je l'ai été dix-sept ans, moi, commis dans la nouveauté, et je n'ai jamais porté de moustaches!

— Je n'ai jamais été ce qui s'appelle un joli garçon , non... on avait une figure chiffonnée qui ne déplaisait pas trop au sexe.

MASQl KS KT MSAGKS.

— P'pa, qu'est-ce que c'est donc que l'assurance sur la vie ?

— C'est pour qu'on ne meure pas.

— Et sur la grêle, p'pa ?... c'est pour qu'on n'ait pas la petite-vérole... hein, p'pa?

— Non, bête, c'est pour la grêle dans les champs... une manière à eux de vacciner les pommes de terre.

— M'ame Beauminet veut des fleurs...

j'ai apporté des graines en veux-tu, en voilà!... aussi je retournerai à Paris les mains pleines... de durillons.

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