‹ Masques et visages GavarniChapitre 34 sur 45 · LES ANGLAIS CHEZ EUX · texte numérisé non relu

LES ANGLAIS CHEZ EUX

LES ANGLAIS CHEZ El'X.

En empruntant ici à Gavarni quelques-unes de ses observations sur la société anglaise, nous avons craint qu'on ne regardât cet emprunt comme un hors-d'œuvre dans un tableau destiné à peindre la société parisienne. Nous avions un motif plausible, le voici. Il nous a semblé qu'un point de comparaison ferait mieux ressortir les parties de cette peinture, et que, par une opposition de ton, les couleurs prendraient des valeurs plus tranchées. Paris et Londres représentent les deux foyers les plus actifs du mouvement intellectuel de ce temps. Par cette raison, il y avait un certain intérêt à les opposer l'un à l'autre. L'esprit calculateur et positif de nos voisins mettra mieux en lumière la frivolité et l'inconséquence du caractère français. On verra comment les mêmes défauts et les mêmes travers peuvent revêtir des aspects divers sous l'influence d'institutions et de mœurs dis-

semblables. Ceci conduit à dire d'une manière générale que les hommes se ressemblent par le cœur, et qu'ils ne diffèrent que par le cerveau. C'est presque une vérité banale que nous venons d'écrire, mais une vérité à laquelle on ne fait pas assez attention, et dont on pourrait tirer parti pour améliorer les hommes par l'éducation.

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