‹ Masques et visages GavarniChapitre 5 sur 45 · LA VIE DE JEUNE HOMME · texte numérisé non relu

LA VIE DE JEUNE HOMME

L'indicatif d'un amour qui va jus-

qu'à l'infinitif.

Rien n'est plus embarrassant que le premier tète-à-téte quand on a tout à se dire... si ce n'est le dernier quand tout est dit.

— Quand on pense que voilà ce i que c'est qu'un homme... et que les femmes aiment ca!

—Voilà huit mois, Auguste, que vous me promettez un mantelet. C'est pas gentil! Tu n'as pas le son! tu n'as pas le sou!... Tu avais bien besoin d'acheter encore un cadavre, n'estce pas?... Egoïste! va...

— Et le dimanche, que fais-tu, mon garçon ?

— Ma cousine, le dimanche, nous allons dans un jardin qu'on appellela Grande Chaumière, où nous entendons la musique religieuse.

— Après vêpres?

— Après vêpres, ma cousine.

— TSe va pas te tromper ! Si c'est un mo'sicu qui t'ouvre, tu diras ce que j'ai dit ; si c'est une dame, lu ne diras rien : tu donneras ça, si c'est une bonne aussi, ou une petite fille.

— Il n'y a toujours que le mo'sieu qui ne doit pas

voir.

— C'est ça.

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